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Jour : 19 mars 2019

Publication groupe Facebook Coups de gueules calédoniens 19.03.2019

Baisses des charges sociales/ CAFAT-Mutuelles. La proposition des 02 partis loyalistes pour ’’…augmenter le pouvoir d’achat des salariés…’’ en baissant les charges sociales et en les transférant sur les salaires, par une opération transparente pour les entreprises, sans surcoût, est une fausse bonne idée. Etonnant d’ailleurs que les organisations syndicales n’ont pas réagi à ces…
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Les équipes de prévention contre la dengue sur le terrain « Cafat / santé « LNC 19.03.2019

Samedi, le Syndicat intercommunal à vocation multiple (SIVM Sud) a organisé une opération de sensibilisation au virus de la dengue au marché et chez les particuliers.Le stand sur la place du marché a permis aux gens de passage de s’informer de façon ludique sur la lutte engagée contre la dengue.Une soixantaine de cas de dengue ont été déclarés à La Foa depuis le début de l’épidémie. Et trois quartiers, Méaré, Nily et dans le village, sont particulièrement concernés. Samedi, le SIVM a lancé une opération de sensibilisation sur la commune. Outre un stand installé sur la place du marché, des agents ont également travaillé sur le terrain au profit des populations ré- sidant dans les secteurs touchés. Le stand, animé par Angelina, avait pour objectif de rappeler au public les bonnes habitudes à prendre pour lutter contre ce virus. « Chaque jour, le SIVM Sud mène des actions et celle-ci a été programmée ce samedi pour toucher le maximum de personnes » , explique Angelina, du SIVM Sud.TROIS ÉQUIPES DANS LES QUARTIERSSur son stand, Angelina proposait des jeux, des prospectus, des autocollants, des sacs, des jeux de 7 familles et des livrets pédagogiques, qui étaient gratuitement mis à disposition des visiteurs. Ces derniers semblaient ravis et se sont prêtés au jeu en répondant aux questions posées sur le virus de la dengue et les options de lutte avec beaucoup d’intérêt. Sur le terrain, trois é qui pes constituées des employés du SIVM Sud et de la commune, accompagnés par des élus municipaux, ont parcouru les quartiers. Ils se sont rendus en priorité au domicile des personnes résidant dans ceux qui sont le plus touché. Ils ont vérifié la présence de gî t es l ar vai r es et r appelé quelques consignes essentielles pour lutter contre cette maladie.Dans les deux cas, des produits répulsifs et des prospectus ont été distribués gratuitement à la population. Une initiative appréciée des habitants qui les pousse à s’investir pleinement dans la lutte contre la dengue.

L’épidémie de dengue prend de l’ampleur dans l’agglomération, « Cafat / Santé » LNC 19.03.2019

A Nouméa, l’épidémie de dengue continue de faire des victimes. Pour y faire face, la ville étoffe ses équipes sur le terrain tout en plaçant beaucoup d’espoir dans le programme Wolbachia.Pas moins de 535 cas en deux mois et demi. C’est le bilan de la dengue, établi rien qu’à Nouméa du 1er janvier au 15 mars. Une épidémie d’ampleur. « On ne sait pas combien de personnes ont été hospitalisées », précise Kevin Lucien, directeur de la Direction des risques sanitaires (DRS).Certains quartiers sont plus touchés que d’autres. C’est le cas de Rivière-Salée qui détient le triste record avec 61 cas, suivi de près par la Valléedes-Colons (58 cas) et par Magenta-Aérodrome (48 cas).Pourquoi ? « Il n’y a pas de raison particulière. C’étaient les premiers quartiers touchés. Hélas, ils ont pris de l’avance » , explique Kevin Lucien. D’autres facteurs ont pu jouer un rôle dans la propagation de la dengue comme la forte densité de population dans certaines zones et l’humidité. « Il y a plus d’humidité en fond de vallée comme celle de la Vallée-des-Colons » , commente-t-il.HUIT AGENTS EN PLUSSans compter une tendance à la négligence qui peut aussi être un facteur. « Nous avons visité 5 500 maisons à proximité des cas de dengue, 23 % d’entre elles avaient des gîtes larvaires. Il faut être très vigilant en les détruisant, en se protégeant avec du répulsif et en signalant les cas de dengue » , martèle Kevin Lucien. Pour faire face à l’épi- démie, la ville a renforcé ses moyens. Dans le cadre du plan d’action que le gouvernement a lancé la semaine dernière, la ville se voit dotée de huit agents PPIC (programme provincial d’insertion citoyenne) supplémentaires. « Ils seront formés par la DRS et iront faire du porte-à-porte pour chercher et détruire les gîtes larvaires », détaille Kevin Lucien.Pour le reste, quinze agents de proximité et de prévention interviennent déjà sur le terrain. Six agents du PPIC sont également chargés de la prévention. Deux agents référents font de la prévention communautaire dans des structures ou chez l’habitant. Deux agents en renfort s’occupent du traitement des gîtes tout en sensibilisant le public. Par ailleurs, des épandages sont effectués régulièrement dans les différents quartiers de la ville.SONDER 10 % DES NOUMÉENSLa municipalité mise aussi énormément sur Wolbachia, son programme phare. Il consiste à inoculer à des moustiques la bactérie du même nom qui bloque la transmission du virus de la dengue. En élevant ces moustiques, puis en les relâchant, la ville espère qu’ils se multiplieront, ce qui pourrait enrayer le virus. Pour l’heure, le programme se fait connaître par les médias et sur le terrain. S’ensuivra un sondage. « Nous voulons consulter 10 % des Nouméens pour savoir si les gens approuvent le lâcher de moustiques. Nous ne nous fixons pas de chiffres, mais nous voulons recueillir une large approbation avant d’agir » , indique Magali Dinh, responsable communication et engagement communautaire pour le World mosquito program.« Parfois j’ai l’impression que les bombes anti-moustiques ne marchent pas »Des agents traquent les gîtes larvaires dans les sous-pots et les gouttières. Ils invitent les habitants à en faire autant chaque jour. Ou au moins chaque semaine.Dans les quartiers les plus touchés, tous, ou presque, sont inquiets. Surtout pour leurs enfants et pour les aînés jugés vulnérables. « J’ai peur pour nos deux enfants qui ont déjà eu la dengue l’année dernière. D’ailleurs, en ce moment, les symptômes semblent revenir » , confie Erietera, qui vit à Rivière-Salée près des jardins familiaux.Pour éviter toute contamination, la jeune femme ne lésine pas sur les moyens. « On allume des serpentins. On met du spray anti-moustiques. On fait attention aux gîtes larvaires. On fait tout ce qu’on peut » , détaille Erietera.Mais que faire de plus ? « Il y a beaucoup de moustiques le soir.La mangrove doit les attirer » , regrette son conjoint Naosse. Les habitants prennent leur mal en patience.Un sentiment d’impuissanceÀ quelques kilomètres de là, Thérèse, une résidente de la Vallée-des-Colons, se sent aussi impuissante. « Parfois j’ai l’impression que les bombes anti-moustiques ne marchent pas », fait-elle remarquer.« On brûle même du niaouli pour faire fuir les moustiques » , complète son amie Joséphine.À l’avenir, le programme Wolbachia devrait pouvoir les aider. Mais beaucoup n’en ont pas connaissance. Lorsqu’on le leur présente, l’intérêt est manifeste. « C’est une bonne initiative, car aujourd’hui personne n’est à l’abri de la dengue », estime Liliane, une habitante de Rivière-Salée. « C’est net » , s’enthousiasme à son tour hérèse.Seul Germain se montre plus sceptique. « Sur le principe, je trouve que c’est une bonne idée, mais il va falloir qu’ils mettent la dose », lance-t-il, en espérant qu’un très grand nombre de moustiques sera lâché. Il ne prend pas la peine non plus de se protéger en utilisant des produits répulsifs. « Si le moustique qui me pique a piqué une personne saine, il n’y a pas de raison que je sois contaminé » , argumente-t-il. Preuve que le travail de prévention n’est pas terminé.Robinson, quartier le plus touché du Mont-DoreC’est autour de l’école Galinié, de l’arrêt de bus Camara, de la rue Boewa et de la plaine du parc de Robinson que sont concentrés le plus de cas.«Bon an, mal an, nous avons à peu près 10 % des cas » , analyse Eddie Lecourieux, premier adjoint. Des messages de prévention sont affichés en mairie et sur les panneaux numériques en bord de route. Des diffuseurs et des vaporisateurs ont été installés dans les écoles, où des recherches et des destructions de gîtes larvaires ont été menées juste avant la rentrée. Et des flyers « présence d’un cas à côté de chez vous » sont déposés dans les boîtes aux lettres des voisins des malades. « Il faut à tout prix qu’on informe les gens, qu’ils se protègent » , poursuit Eddie Lecourieux.Ces deux dernières semaines, des pics de contamination ont été observés, avec vingt-sept à vingt-huit nouveaux cas déclarés. Et c’est Robinson qui est le plus exposé, devant La Coulée et Yahoué (voir ci-dessus).« Mais les cours d’eau ne sont pas un critère. Les moustiques de caniveaux ne sont pas vecteurs de la dengue » , explique Chantal Creugnet, en charge du service de l’hygiène. A chaque nouveau cas, suivant le protocole de la Direction des affaires sanitaires et sociales (Dass), des agents se livrent à la recherche de gîtes d’Aedes aegypti aux domiciles des malades, vérifient gouttières, sous-pots, carcasses, pneus, font des épandages et des pulvérisations de larvicides et rappellent les bonnes pratiques. Idem dans les maisons adjacentes.EVITER TOUTE PROPAGATIONDès que plusieurs cas sont observés dans un même secteur, des épandages de Deltaméthrine diluée dans du mazout sont effectués dans les rues. « Nous voulons éviter toute propagation rapide » , résume Eddie Lecourieux.A Robinson, plusieurs cas sont ainsi recensés le long de la rue Victorin-Boewa, autour de l’école primaire Louis-Henri Galinié et du parc à jeux. « La voisine a été hospitalisée donc, autour de la maison, nous essayons de vider tous les endroits qui peuvent accueillir des larves » , témoigne Vilna, qui badigeonne sa fille d’anti-moustique dès qu’elle arrive dans le quartier et qui a récupéré des fascicules à la bibliothèque, au cours du week-end. « C’est pour ça qu’il y a eu pas mal d’épandages » , réagit Fred Jono, qui habite le lotissement rive droite. Ses deux enfants et sa femme ont été touchés l’an passé. « Alors du coup, nous prenons des précautions à notre niveau » , complète-t-il. Installées dans le parc avec un enfant en bas âge, Vaïtiare et Jacqueline, vivent rue des Gommiers et vident régulièrement tous les pots de fleurs et retournent les récipients et les jouets qui restent dans leur jardin. « Pour l’instant, nous ne l’avons pas attrapée et nous touchons du bois. » Venu chercher son petitfils pour déjeuner, Richard est tout aussi « vigilant » , tandis que des débroussailleuses d’élagueurs occupés à couper les hautes herbes sur les trottoirs résonnent dans les environs.A Dumbéa, des pics à Koutio et KatiramonaAvec 32 cas, Katiramona Sud est le deuxième quartier de la commune le plus touché par la dengue, après Koutio.Après Nouméa, Dumbéa arrive en deuxième position concernant le nombre de cas de dengue répertoriés en 2019. 203 ont été comptabilisés (voir infographie). La ville a fait l’acquisition d’un appareil électrique pour l’épandage dans les quartiers. « Aussi efficace que le diffuseur thermique, dont le moteur était très bruyant, et reste disponible au besoin, ce matériel offre un confort complémentaire pour les administrés, seul le bruit du véhicule étant perçu lors de son passage.[…] Dumbéa respecte scrupuleusement le protocole établi par la Dass. Ainsi, les épandages sont réalisés uniquement après signalement d’un cas de dengue par la Dass. Le protocole ne prévoit pas d’épandage préventif. » Les personnes interrogées dans les deux quartiers les plus touchés – Koutio (65 cas) et Katiramona Sud (32 cas) – déclarent n’avoir pas encore vu de camion cette année, ni entendu parler de cas dans le voisinage.LES HABITANTS SE PROTÈGENTSuliana habite Jacarandas 2 depuis dix ans. Hier, elle a fait déjeuner ses deux nièces, Marie-Belle et Melisia, devantleur école primaire. « Tout le monde en parle dans les médias, on fait attention, mais je ne suis pas inquiète. On nous a donné de la crème, qu’on met aux enfants pour qu’ils ne tombent pas malades, et moi, je laisse le ventilateur toute la nuit. Il y a pas mal de moustiques cette année. » Alphonse, lui, aide son frère, chez qui il habite, à débroussailler régulièrement, et à brûler des tortillons. Il déclare s’inquiéter pour les enfants, notamment sa fille, Maguy, 3 ans.Prévoyants, les habitants de Katiramona Sud le sont aussi, selon Hélène Nguyen, gérante du magasin Kandy, qui a augmenté ses ventes d’anti-moutiques depuis janvier. Elle-même en utilise, en combinaison avec du « Vic chinois », et son ventilateur, pour ne pas s’irriter la gorge. Angélique, jeune maman de Aude-Shekyna, un mois, ne lui en aura pourtant pas acheté hier. Sensibilisée à la dengue avant sa sortie du Médipôle, elle utilise un produit spécifique pour les petits. « Je branche des anti-moustiques à l’intérieur et je fais brûler les tortillons à l’extérieur, et le soir, je fais du feu. La fumée éloigne les moustiques et comme ça, on dort bien.116 casde dengue ont été recensés par la DASS, du 1er janvier au 12 mars, sur la commune de Païta. Contrairement aux trois autres communes du Grand Nouméa, les secteurs les plus touchés par l’épidémie ne sont pas renseignés. De 2,5 à 7 habitants sur 1 000 pourraient être porteurs du virus sur ce vaste territoire.35 %Sur les 1 535 cas de dengue déclarés en Calédonie du 1er janvier au 15 mars, 35 % se trouvent à Nouméa.Coût de l’épidémieCela dépend de l’ampleur de l’épidémie. « Avec les mesures mises en place, cela devrait coûter de 80 à 100 millions financés par la ville. C’est extrêmement cher » , indique Kevin Lucien, directeur de la Direction des risques sanitaires.Une intervention dans une écoleLa province Sud organise une intervention à l’école qui vise à apprendre à agir contre les gîtes larvaires. Elle aura lieu aujourd’hui, mardi 19 mars, à 13 heures, à l’école Renée-Fong de Dumbéa.Calendrier de WolbachiaMars : début de la campagne de communication.Juillet : lâcher des moustiques sur six mois.Début 2020 : constatation des premiers résultats.Vers une extension de Wolbachia ?Calédonie ensemble a sollicité le gouvernement pour que le programme Wolbachia soit étendu à d’autres communes que celle de Nouméa.

Semaine mouvementée sur le front social, « Cafat / Régime » LNC 19.03.2019

Ils étaient entre 250 et 300 devant le Congrès hier. D’autres rassemblements ont eu lieu à Koné et dans les îles mais n’ont attiré que quelques dizaines de personnes. « Mais la grève a rassemblé bien plus large que ça » assure la Fédération des fonctionnaires.En grève pour la préservation du pouvoir d’achat dans la fonction publique, la Fédération des fonctionnaires va se faire entendre jusqu’à demain dans la rue. Une pression sur les élus, qui étudient une réforme du secteur, mais aussi sur la campagne électorale, jugée trop centrée sur les demandes du privé. Le premier acte d’une rentrée sociale mouvementée.Banderoles, musique et mégaphone… La Fédération des fonctionnaires a déplacé 250 à 300 personnes, hier, boulevard Vauban et comptait quelques centaines de grévistes supplémentaires à travers le pays. Un mouvement « illimité » et qui devrait au moins se poursuivre jusqu’à demain, mercredi, pour ce poids lourd de la fonction publique, lassé de « ne recevoir aucune réponse concrète des élus » .Ses questions sont pourtant pressantes : « Que comptent-ils faire pour qu’on arrête de perdre du pouvoir d’achat chaque année ? Pour qu’on stoppe la détérioration de nos conditions de travail et du service au public ? »,interroge David Meyer. Au micro, sur le parvis du Congrès, le secrétaire général de la Fédé détaille les conséquences de la « rigueur budgétaire »sur l’administration, le « nombre d’agents territoriaux qui a diminué » , les « efforts consentis depuis des années »… « Il n’y a aucun mécanisme pour faire évoluer les salaires des fonctionnaires territoriaux. Et l’inflation, elle, grimpe chaque année, pointe-til. Sur dix ans, on a perdu 10 à 20 % de pouvoir d’achat. Et c’est encore plus pour nos retraités. »LE PATRONAT PÈSE TROP SUR LES CANDIDATSMettre en place des discussions annuelles obligatoires, comme dans le privé ? Détacher la valeur du point de celle de la Métropole ? « Il y a plusieurs voies », répond la Fédé, qui, après une entrevue avec des élus du Congrès dans l’après-midi, se félicite que « tous les groupes politiques ont reconnu la nécessité de maintenir le pouvoir d’achat des fonctionnaires » . Sauf que ces mêmes groupes, à moins de deux mois des provinciales, renvoient logiquement les modalités d’application à la prochaine mandature. « Ils ne pensent qu’à la campagne, lance Christine, employée municipale dans le Grand Nouméa. Mais justement, on est là pour leur rappeler qu’on existe. »Peser sur le débat électoral : un objectif partagé par de nombreux syndicats. De l’Usoenc, qui a « recadré » certaines sorties politiques la semaine dernière, à l’USTKE et FO, qui seront dans la rue vendredi pour parler des retraites et du « modèle de société » , beaucoup de syndicats de salariés estiment que « le patronat pèse trop sur le discours des candidats » . « C’est à celui qui offre les plus gros avantages aux entreprises : diminuer les charges sociales, augmenter les subventions, la défisc’, les chantiers… Et pour ça il faudrait couper dans la fonction publique. Mais ce sont eux, les assistés ! », s’agace David Meyer, visiblement remonté contre le discours du Medef, qui a fait lui aussi sa « rentrée sociale » fin février. Structures culturelles, éducateurs de proximité, subventions aux associations sportives… Dans la foule, on recense les « budgets sabrés ». « Si on ne pense qu’au business, on sacrifie des choses importantes pour les gens, et pour les jeunes en particulier », estime un gréviste de l’OPT.Un discours que la Fédération des fonctionnaires, en attendant « des engagements clairs » des élus, compte servir devant le Congrès au moins jusqu’à mercredi. Hier, dix-sept agences OPT étaient fermées et sept autres perturbées, plusieurs services de l’administration, comme le bureau des permis, ne fonctionnaient pas ou mal et Air Calédonie a dû déprogrammer certains vols du fait de la participation à la grève des pompiers d’aéroport. En outre, si quasiment aucun enseignant ne s’est mobilisé, la grève d’une centaine de surveillants et agents d’éducation a engendré des troubles des « vie scolaire » et des internats. Des perturbations qui devraient se répéter dans les jours à venir.« Sur dix ans, on a perdu 10 à 20 % de pouvoir d’achat. »Usoenc, USTKE, FO et Cogetra aussi devant le Congrès mercrediL’agence principale de l’OPT était fermée à Nouméa hier. La grève de mercredi devrait redoubler les perturbations dans le public.Foule à prévoir devant le Congrès mercredi. En plus de la Fédération des fonctionnaires, une intersyndicale composée des sections « fonction publique » de l’Usoenc, de l’USTKE, de FO et de la Cogetra a appelé à la mobilisation ce jourlà. Des syndicats minoritaires « mais qui existent » dans le secteur, dont le Congrès doit étudier demain des réformes importantes. Fusion des fonctions publiques, statut des contractuels, règles de représentativité… Un « pack » négocié de longue date par le cabinet de Cynthia Ligeard. « Ils n’ont discuté qu’avec la Fédé et la CFE-CGC et ces derniers ont tout fait pour en sortir renforcés », dénonce Judicaël Eschenbrenner, du Soenc Fonction publique. Si le texte sur les contractuels ne plaît pas à tout le monde, ce sont aussi les règles de représentativité, jusque-là inexistantes dans le public, qui posent problème. « On a pris exactement ce qui se faisait dans le privé » , se défendent la CFE-CGC et la Fédé, qui estiment que les syndicats minoritaires ont été « écoutés » . En tout cas, ils se feront entendre.Force ouvrière et l’USTKE mobilisés sur les retraites vendrediFO avait déjà lancé plusieurs mobilisations l’année dernière, comme l’USTKE.Pas de piquet devant le Congrès, mais une « grande marche » dans les rues de Nouméa dans la matinée de vendredi. Force ouvrière et l’USTKE appellent à la mobilisation « pour sauver la retraite à 60 ans ». Un slogan qui fait écho à celui qui s’est fait entendre dans les rues de Métropole, voilà bientôt dix ans, et que scandaient d’ailleurs le syndicat national de FO ainsi que la CGT, partenaire historique de l’USTKE. Les deux syndicats locaux s’opposent à l’ensemble des autres partenaires sociaux qui disent « s’être résolus à prendre les mesures qui s’imposent pour sauver le régime de retraite Cafat » . En déséquilibre, ce dernier a dû, en 2018 et pour la première fois, puiser dans ses réserves qui, sans réforme, auront entièrement fondu d’ici quelques années. L’idée est donc de repousser progressivement, entre 2023 et 2026, l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans. « A condition qu’une étude à venir confirme cette nécessité » , précisent les syndicats signataires. Mais pour FO et l’USTKE, « les choses sont déjà jouées » . Les deux organisations « refusent de mettre un doigt dans l’engrenage » et demandent à « explorer d’autres pistes » qui « ne pèseraient pas sur les salariés » . Et notamment le déplafonnement des cotisations – « déjà étudié et pas adapté » affirment les autres partenaires sociaux – et le rapprochement du régime Cafat avec les retraites complémentaires. Un point lui-même très clivant dans le paysage politique et social. « Pas touche ! », a encore prévenu l’Usoenc vendredi, rappelant que le régime national était gage de sécurité. Reste à savoir si cette manifestation sera suffisante pour faire entrer ce débat au coeur de la campagne des provinciales. FO et l’USTKE l’espèrent.« Intolérable » pour YannoMalgré une demande officielle en début de séance de Thierry Santa, le président du Congrès, Gaël Yanno, n’était pas enclin à suspendre la séance pour aller à la rencontre des manifestants hier après-midi. Après avoir estimé que le chahut devant l’institution était « intolérable » , il a néanmoins proposé, aux environs de15 h 30, d’aller recevoir les grévistes, avec les présidents de groupe, pendant que les autres élus débattraient d’un texte. Réponse négative unanime de l’assemblée : la séance a bien été suspendue le temps d’une entrevue, comme c’est fréquemment le cas lors de manifestations boulevard Vauban.La CSTNC devant Doniambo jeudi« en soutien à hio » Un autre conflit social dure : celui de la SLN. Plus calme depuis le protocole d’accord signé par l’USTKE, il est encore en cours à Népoui – avec quelques dizaines de grévistes de la CSTNC – et à hio, où le centre est entièrement bloqué. La CSTNC compte d’ailleurs se faire entendre devant le portail de Doniambo, jeudi, en soutien à ce mouvement.La CFE-CGC vigilanteSeul syndicat à ne pas manifester cette semaine, l’UT CFE-CGC, première dans la fonction publique et bientôt deuxième syndicat dans la représentativité globale, surveille de près les débats au Congrès et les sorties des syndicalistes dans la rue. « Et n’hésitera pas à y réagir », prévient son chef de file, Christophe Coulson.EnseignementD’après le vice-rectorat, seul 0,25 % des enseignants ont fait grève, contre 28 % des surveillants, et 13 % des autres agents.3 018 voixLe score de la Fédé aux élections du public en 2017. Moins que la CFE CGC (3 074 voix) mais plus que FO (1 238), le Soenc (994), le STKE (702) ou la Cogetra (221)