Jour : 25 mars 2019

Le service civique mieux protégé, gouvernement NC / NC Presse 22.03.2019 « cafat / régime »

Le haut-commissaire de la République, Thierry Lataste, le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, Philippe Germain, et le président de l’Agence du service civique, Yannick Blanc, ont signé ce 21 mars une convention relative au service civique universel. Elle permettra de garantir aux jeunes Calédoniens une couverture sociale identique à celle dont bénéficient tous les engagés et volontaires du service civique sur l’ensemble du territoire national.Avec cette convention qui met un terme à une mesure transitoire datant de 2011 et garantit aux jeunes Calédoniens la même protection sociale que leurs homologues de Métropole, « les obstacles administratifs sont désormais levés », indique Yannick Blanc, président de l’Agence du service civique, avant de poursuivre : « Le service civique a été conçu comme une alternative au service militaire disparu, il crée de la valeur, répond à des besoins. Lorsqu’on accueille un jeune, on lui fait confiance, il est recruté sur son envie d’agir. Ce dispositif représente un formidable levier d’émancipation, et aussi de réconciliation entre la société et la jeunesse. Il change le regard qu’ont les jeunes sur la société, parce qu’ils découvrent qu’ils y ont une place. Et la société ne considère plus la jeunesse comme un problème, mais bien comme une ressource ».Près de 400 engagés en 2018Applicable sur l’ensemble du territoire français depuis 2010, le “Service civique universel de l’État” vise à développer une démarche active citoyenne au service de l’intérêt général et de la collectivité. L’État engage plus de 53 milliards de francs par an pour son financement. En Nouvelle-Calédonie, il a été lancé en juillet 2011. Depuis, plus de 1 000 jeunes, souvent demandeurs d’emploi, en ont bénéficié. Sur la seule année 2018, on compte près de 400 engagés. Le nombre de volontaires en revanche reste faible. L’impulsion quantitative est venue du lancement par la direction de la Sécurité civile et de la gestion des risques (DSCGR) du programme d’auxiliaires de sécurité civile « guetteurs du feu » qui a recruté près de 100 jeunes. D’ailleurs, le haut-commissaire Thierry Lataste suggère « qu’on s’appuie sur la démarche poursuivie par la DSCGR et le succès qu’elle a rencontré pour donner sa pleine mesure au service civique ».Outil de prévention contre l’exclusionPour Philippe Germain, « ce dispositif qui encourage les valeurs du vivre ensemble, la mixité sociale et l’estime de soi, est aussi, avec notre propre service civique calédonien obligatoire, une des réponses concrètes aux 700 jeunes de 16 à 18 ans qui quittent l’école sans qualification ni diplôme. Il est un outil de prévention contre l’exclusion d’une partie de notre jeunesse puisqu’il ne requiert aucun critère spécifique de recrutement autre que la motivation ». Le président du gouvernement considère que ces missions d’engagement ou de volontariat s’inscrivent parfaitement dans les différents mécanismes mis en place par le gouvernement dans le cadre de sa politique jeunesse : plan stratégique de la pratique sportive et plan Jeunesse.nc, adoptés en 2019, plan territorial de sécurité et de prévention de la délinquance (2018), stratégie emploi et insertion professionnelle (2017), et bien entendu Projet éducatif de la Nouvelle-Calédonie (2016).TémoignagesCinq jeunes sont venus témoigner de leur expérience. À l’image de Tristane (debout à gauche), originaire de Bélep, partie un an en Tunisie et qui a travaillé aux côtés de l’Association de sauvegarde des jeux et sports du patrimoine tunisien. « Le service civique m’a permis de devenir plus autonome, j’ai découvert une autre culture et l’indépendance par rapport aux parents, j’ai appris à m’adapter, à combattre mes préjugés, et j’en ai profité pour passer mon permis de conduire, parce que c’est moins cher qu’ici ! » De son côté, Manuélie (en bas à gauche) a terminé en février une mission de six mois pour la DSCGR, en tant que guetteur feux de forêts, et elle a fait beaucoup de prévention dans les écoles. « Ça fait partie des plus belles expériences que j’ai pu avoir. J’encourage tous les jeunes à s’engager dans le service civique. »Le Service civique universel de l’État se décline sous deux formes :- L’engagement de service civique : de 6 à 12 mois, pour les jeunes de 16 à 25 ans (30 ans en cas de handicap). Accompagnement contractualisé avec une structure à but non lucratif (association, collectivité, établissement public…). De 24 à 32 heures hebdomadaires. Aucune condition de diplôme. Nature des missions : accompagnateur, ambassadeur du sport pour tous, médiateur en milieu scolaire, médiateur de quartier, contre la fracture numérique, agent de prévention contre la dengue, etc. Près de 400 engagés en 2018 en Nouvelle-Calédonie.- Le volontariat de service civique (anciennement VCAT) : de 6 à 24 mois, pour les jeunes de plus de 25 ans (dérogation entre 18 et 25 ans en outre-mer). Auprès d’une personne morale de droit public, d’une fondation reconnue d’utilité publique, d’une association de droit français. 39 heures par semaine. Compétences techniques demandées. Nature des missions : formateur, géologue junior, assistant pédagogique, assistant chercheur, etc. 26 volontaires seulement de 2011 à 2017 en Nouvelle-Calédonie.

« Il faut que l’État nous prête 200 milliards », « cafat / régime » LNC 25.03.2019

ENTRETIEN AVEC Alain Descombels, tête de liste Rassemblement national« Marine Le Pen et moi n’avons pas un discours différent, nous avons un discours adapté à la zone géographique dans laquelle on vit », note Alain Descombels.Face à une « situation économique dramatique » , Alain Descombels, tête de liste du Rassemblement national en province Sud, propose un traitement de choc pour relancer l’activité, une sorte de Plan Marshall avec le concours de l’Etat français sous forme d’un prêt massif. Les Nouvelles calédoniennes : Faut-il, selon vous, repousser progressivement l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans dans le privé ?Ma perception est complètement économique. La situation des comptes sociaux et des dépenses publiques fait qu’aujourd’hui, on a atteint des volumes colossaux sur le plan de la masse salariale : 20 % du produit intérieur brut, contre 14 % en France – et on cherche à le réduire. Toutes les erreurs de gestion du passé vont nous amener à faire des économies substantielles. Comment ? Notamment en supprimant tous les emplois de complaisance dans l’administration, liés à la politique des élus.Bref, je ne suis pas pour que l’on aille à cet âge de la retraite, 62 ans, mais, en même temps, je ne vois pas comment on peut faire autrement.Lors de votre campagne des législatives 2017, vous annonciez avoir un plan pour créer 2 000 emplois en trois ans. Estce toujours d’actualité ?Oui, plus que jamais. Tout d’abord, et je l’avais dit, si on rembourse la totalité des taxes sur stocks [dans le cadre du passage à la TGC, NDLR] – il nous manque 5,5 milliards de francs environ –, on pourrait tout de suite les injecter dans l’économie, pour créer notamment de l’emploi. Il faut s’orienter vers une gestion différente.Il faut que l’État français, sur deux années, 2019 et 2020, vienne nous prêter 200 milliards de francs et, en contrepartie, nous leur proposons un plan de réduction de nos dépenses. Si on n’injecte pas très rapidement de l’argent pour relancer les entreprises, notamment dans le BTP, on va vers une rupture. Et un risque de tensions.Mais, au-delà du débat politique local, l’État doit accepter cet effort financier important…Bien sûr, il n’est pas obligé de le faire, mais cela relève d’une volonté politique. Si on veut la paix, il faut que l’État trouve les solutions. Pour éviter que l’économie ne s’écroule, il n’a pas eu de problème pour prêter de l’argent aux usines métallurgiques en Calédonie.Marine Le Pen, présidente du RN, tient un discours protectionniste, anti-Union européenne. Or, on vous connaît pour vos positions libérales. N’est-ce pas antinomique ?Non. D’ailleurs elle le dira dans une vidéo qu’elle est en train de préparer. Elle, comme moi, ne sommes pas contre la production locale. Nous sommes contre la production locale que j’appelle « arnaque économique ». C’est-à-dire celle qui propose un produit local qui coûte 100 à 300 % plus cher que le produit importé. Notre souci est : si l’on met tout à plat, l’industrie locale crée-telle de la richesse et des emplois, ou grève-t-elle le budget des Calédoniens ? Marine Le Pen le dit, tout ne doit pas être avalé sous prétexte que c’est de la fabrication locale. Il faut tout contrôler, analyser, pour voir ce qui peut être défendu.

Marche pour la retraite à 60 ans : pour l’USTKE et FO, « ce n’est qu’un début », « Cafat : régimes » LNC 23.03.2019

Les deux syndicats ont réuni au moins 1 500 manifestants, hier matin, pour s’opposer à l’idée d’un report de l’âge légal de la retraite Cafat à 62 ans.Quel rapport de force sur les retraites ? A eux deux, FO et l’USTKE pesaient en 2018 31 % des voix du privé. Les trois syndicats favorables au projet de réforme, cumulent 44 % de représentativité. Le patronat soutient unanimement la réforme.Si l’USTKE et Force ouvrière partagent quelque chose, c’est bien l’expérience des défilés. « Mais d’habitude, c’est chacun de son côté » , pointent les deux syndicats, qui ont pris un peu de temps à joindre leur cortège hier matin, à la sortie de la Vallée-du-Tir. Mais c’est bien ensemble que leurs militants ont marché vers le siège du Medef puis vers le gouvernement. Les baffles, montés sur camions et noyés dans une forêt de drapeaux hurlaient dès 10 heures les premiers décomptes : « Nous sommes plus de 3 000 pour dire non ! » , lance Henri Juni depuis le char de FO. Les autorités, elles, n’ont recensé que 1 500 manifestants. Mais le message reste clair : « Pas touche à la retraite à 60 ans. » « Ils veulent reporter l’âge légal de départ des retraites Cafat à 62 ans et on ne laissera pas faire, précise André Forrest, le président de l’USTKE. On a une jeunesse qui ne demande qu’à travailler, ce n’est pas en forçant les salariés à rester deux ans de plus qu’on va leur faire de la place. »L’emploi et « l’injustice » , voilà les deux fers de lance de l’opposition. Force ouvrière, qui comme la CGT – partenaire historique de l’USTKE – avait participé à la mobilisation nationale pour le maintien de la retraite à 60 ans en 2009, insiste sur les « différences d’espérance de vie entre le Sud, le Nord et les Îles » et le « droit à prendre sa retraite avant d’être en mauvaise santé ». « Du repos pour les vieux, du boulot pour les jeunes », résument les slogans repris par la foule.RIEN AVANT 2023Un débat posé depuis plus d’un an dans le paysage social. Le régime retraites de la Cafat, qui sert 32 000 pensions aux anciens salariés du privé, se déséquilibre peu à peu sous la pression de la démographie – l’espérance de vie augmente – et de l’économie – la crise a pesé sur les cotisations. Au rythme actuel, le fonds de réserve, pourtant remis à flot par un premier report de l’âge légal en 2009, pourrait être asséché avant 2025. Raison pour laquelle la majorité des partenaires sociaux – Usoenc, Cogetra et CFE-CGC côté salariés, Medef, CPME, U2P côté patronat – estiment qu’un report de l’âge légal est « nécessaire pour la pérennité du régime » .« Ce n’est pas une décision facile, mais c’est une décision responsable », assurent-ils. Dans une lettre au gouvernement, ils conditionnent tout de même la réforme à une nouvelle étude, l’année prochaine, et proposent d’étaler le report sur trois ans, entre 2023 et 2026. Parmi les signataires, le mouvement de l’USTKE et de FO agace : « C’est facile de se faire mousser sur notre dos, pointe un syndicaliste. Mais ils n’ont rien de concret à proposer. »ET LES COTISATIONS ?Les deux syndicats ne présentent effectivement aucune alternative précise au report de l’âge. « Parce que le Medef refuse depuis le début d’envisager d’autres pistes et que les autres suivent, assène Firmin Trujillo, secrétaire général de FO. Et les cotisations ? Il y a d’autres leviers, mais on ne peut pas les étudier seuls. » Augmenter les cotisations ? Le patronat a mis en garde sur les conséquences sur l’emploi. Les déplafonner ? FO et l’USTKE pointent vers les « 43 milliards de francs de hauts salaires exonérés » . Les signataires, eux, expliquent que cette piste ne règle pas le problème, « puisque chaque cotisation engendre des droits » . Un débat qui finira forcément par atteindre les élus qui, s’ils ont l’habitude de suivre les partenaires sociaux en la matière, ont le dernier mot. « Cette marche, ça n’est qu’un début » , prévoit André Forrest.Les groupes politiques restent très prudentsLe débat sur l’âge de départ à la retraite est pour l’instant très sourd côté politique. « La Cafat est un organisme paritaire et on s’en remet surtout à la position des partenaires sociaux sur la façon de gérer le régime » , explique Philippe Michel, de Calédonie ensemble. Les Républicains calédoniens et le Rassemblement-Les Républicains adoptent la même prudence. « Le régime entre dans une situation difficile et ce report est un des moyens de redresser la situation, estime hierry Santa. Aux partenaires sociaux de dégager une majorité, la plus forte possible. » « Mais rien n’est acté, rappelle Christopher Gygès, qui suit le dossier au gouvernement. Il y a une majorité qu’il faut écouter, mais elle dit aussi d’attendre la future étude pour prendre des décisions. »L’UC veut « travailler sur d’autres pistes »Côté indépendantiste, le groupe Uni n’exclut rien : « Le déplafonnement est une vraie question à poser, pointe Louis Mapou. Mais les élus n’ont pas encore été saisis et n’ont pas toutes les données pour juger. » Seule l’Union calédonienne défend clairement les manifestants : « On a assez de chômeurs qui sont jeunes et en âge de travailler. Il ne faut pas s’engouffrer dans la voie de la facilité, il faut travailler sur d’autres so- lutions » , pointe son président, Daniel Goa. La question du rapatriement des complémentaires est encore plus clivante : quand l’UC appelle « à la grande prudence » , l’Uni s’agace du fait que « la Calédonie finance les retraites de Métropole » .Levée de boucliers de hierry Santa et de Christopher Gygès, côté Républicains : « On peut parler des taux de cotisation mais on est totalement opposé au rapatriement » , rappellent-ils. Calédonie ensemble ne s’exprime pas sur le sujet. Mais Philippe Germain a bien confirmé en début d’année, qu’il comptait « le mettre sur la table avec les partenaires sociaux » .Complémentaires en toile de fondEn toile de fond de cette mobilisation pour les retraites Cafat, un autre sujet très clivant. Car FO et l’USTKE estiment que « d’autres pistes de financement » doivent être trouvées pour les retraites de base. Et, comme la CPME, les deux syndicats n’hésitent pas à regarder du côté des retraites complémentaires, aujourd’hui confiées au régime national Agirc-Arrco. « On voit bien que ces régimes vont mal en Métropole et qu’il y a une volonté de les réformer, pointe Firmin Trujillo. On doit se poser la question de notre côté, faire un bilan, étudier toutes les solutions. » « Rapatrier » les complémentaires ? Une piste évoquée par Philippe Germain, qui a plusieurs fois dénoncé le « différentiel de 20 milliards entre les cotisations des Calédoniens et les pensions versées en retour » . Une affirmation vivement contestée par plusieurs partenaires sociaux. L’Usoenc, la CFE-CGC ou le Medef rappellent, en outre, que la caisse nationale est un « gage de sécurité pour les retraités du pays » et « qu’en aucun cas les cotisations des complémentaires ne peuvent être utilisées pour autre chose » .

Une couverture sociale garantie pour les jeunes du service civique, « Cafat / Régimes » NC1ère 24.03.2019

Les Calédoniens s’engageant dans le service civique universel disposeront désormais de la même couverture sociale que les autres engagés et volontaires français.Une convention a été signée ce jeudi entre le Haut-Commissaire, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et le président de l’Agence du Service Civique Yannick Blanc.Elle permettra de garantir aux jeunes Calédoniens une couverture sociale identique à celle dont bénéficient tous ceux qui s’engagent dans le service civique universel sur l’ensemble du territoire national.Au service de l’intérêt généralCe dispositif créé en 2010 permet à tout jeune de moins de 25 ans de s’engager au service de l’intérêt général. Il est élargi à 30 ans pour les jeunes en situation de handicap.Accessible sans condition de diplôme, le Service Civique est indemnisé et s’effectue en France ou à l’étranger.En Nouvelle-Calédonie, environ 1 000 jeunes ont ainsi effectué une mission d’intérêt général depuis 2011.Deux possibilitésLe service civique universel se décline de deux manières : l’engagement pour une durée de 6 à 12 mois ou le volontariat, d’une durée de 6 à 24 mois qui requiert alors des compétences techniques. Moins connu, le volontariat n’a attiré en Nouvelle-Calédonie que 26 personnes entre 2011 et 2017.A Lifou, Philippe Kuntzmann a rencontré des jeunes de 18 à 25 ans qui bénéficient de ce dispositif de l’Etat : pour visionner le reportage cliquez sur le lien suivant https://la1ere.francetvinfo.fr/nouvellecaledonie/couverture-sociale-garantie-jeunes-du-service-civique-692752.html

Provinciales : l’UC avec le FLNKS dans le Sud, mais sans le Parti Travailliste, NC1ère 24.03.2019

L’Union Calédonienne tenait ce samedi son comité directeur à Houaïlou. L’occasion de réaffirmer sa démarche unitaire à moins de deux mois des élections provinciales.Alors que l’Union Calédonienne organisait ce samedi un comité directeur extraordinaire à Houaïlou, le Palika était en assemblée générale à Koné, de même que le Parti Travailliste à Pouébo.A l’ordre du jour : la stratégie pour les listes des élections provinciales avant le Congrès du FLNKS, qui se tiendra samedi 30 mars, à Ko We Kara.L’Union Calédonienne et le Palika partiront séparément en campagne dans le Nord et les Iles mais feront liste commune dans le Sud, avec l’UPM et le RDO.Il s’agit de tenter d’obtenir encore plus de sièges en tablant sur la mobilisation des électeurs lors du référendum du 4 novembre.Pas question, en revanche, pour l’UC de faire front commun avec le Parti travailliste qui avait appelé à la « non-participation » au référendum.L’UC table pour ses listes sur un tiers d’hommes et de femmes d’expérience, un tiers de femmes et un tiers de nouveaux visages pour renouveler la classe politique.