Jour : 1 avril 2019

Retraites complémentaires : la caisse nationale prend enfin la parole, « Cafat / Régime LNC 30.03.2019

Alors que le débat sur les retraites complémentaires a pris de l’ampleur, Malakoff Médéric Humanis, gestionnaire du régime pour le compte de l’Agirc-Arrco, apporte des précisions importantes.L’Intersyndicale des retraités a mis en garde contre toute remise en cause du régime de retraite actuel.Dans un communiqué daté du 26 mars, le groupe Malakoff Médéric Humanis, gestionnaire de l’essentiel des retraites complémentaires du pays, tente de recadrer le débat sur l’avenir du régime.■ Quel débat ?Depuis fin 2017, Philippe Germain, interroge publiquement sur le lien du pays avec le régime national de retraites complémentaires. En cause :« un déséquilibre évident » , évalué à 20 milliards de francs, entre les cotisations des Calédoniens et les pensions reçues en retour. Pour le président du gouvernement, il est « plus que temps de revoir ce système aberrant » . Et créer une caisse locale ? L’idée a trouvé un certain écho chez l’USTKE, FO ou la CPME, qui jugent« nécessaire de mettre toutes les options sur la table » .Les autres partenaires sociaux, le Medef et l’Usoenc en tête, défendent le régime national. Tout comme, du côté politique, le Rassemblement et les Républicains Calédoniens. Le sujet est clivant : l’Union calédonienne appelle par exemple à la« prudence » , quand le groupe Uni veut étudier un rapatriement.■ Quels versements ?Malakoff Médéric Humanis (MMH) précise les chiffres : « En 2018, les entreprises et les salariés calédoniens ont versé 30,5 milliards de francs de cotisation. Les retraités calédoniens ont reçu 11,7 milliards de pensions » .■ Pourquoi cet écart ?Le différentiel pointé du doigt par Philippe Germain est bien là. Mais pour MMH, ces 19 milliards ne sont pas perdus : « les salariés ont acquis des points qui seront transformés en pensions au moment de leur retraite » . Le groupe met aussi en avant les « avantages » obtenus par les partenaires sociaux calédoniens lors de la généralisation du régime en 1995. Âge de départ plus avantageux qu’en Métropole, « neutralisation » de certaines hausses de cotisations récentes, et surtout « validation des services passés » . « 75 % des retraites versées correspondent à des droits qui n’ont pas fait l’objet de cotisation » , pointe le groupe. Des avantages qui ne suffisent pas à équilibrer la balance entre pensions et cotisations.■ Quelles perspectives ?Le régime national fonctionne par répartition. Et si la Calédonie participe aujourd’hui à la solidarité nationale, avec sa population jeune, elle peut espérer être soutenue dans le futur. Mais, démographiquement, l’inversion des flux prendrait des décennies. Voire « n’arrivera jamais » , pour les défenseurs d’une caisse locale qui pointent que le régime national est systématiquement réformé en fonction de la situation de la Métropole. MMH interroge toutefois sur la sécurité d’un régime local, exposé « au retournement de la pyramide des âges » et aux « crises économiques » . Le régime national, lui, « couvre plus de 30 millions de personnes », « existe depuis 1947 » et « a traversé plusieurs crises économiques » « Il permet à la Calédonie d’être sereine quant à la solidité et la pérennité des pensions complémentaires » , insiste le groupe.■ Et si la Calédonie sortait du régime ?« Pour éviter une annulation et la cessation du paiement des retraites, il faudrait acquitter une contribution financière » , pointe Malakoff – Médéric Humanis qui interpelle en outre sur « la situation des Calédoniens exerçant ou ayant exercé une partie de leur carrière en Métropole, en Europe » ou ailleurs.Un coût de sortie qui pourrait se chiffrer « en centaines de milliards de francs » . « Lissés sur plusieurs décennies et payés par les excédents de la caisse » pointent certains qui demandent des chiffres précis en la matière.Qui gère quoi ?Depuis 1995, tous les salariés calédoniens cotisent, en plus de la retraite de base de la Cafat, aux régimes nationaux de retraite complémentaire. L’Agirc et Arrco, qui ont fusionné le 1er janvier dernier, fixent des règles communes à toutes les caisses, gérées par différents groupes de protection sociale. Dont Malakoff Médéric Humanis, qui couvre au total 10 millions d’assurés et 430 milliards de francs de cotisations. Le groupe paritaire, lui aussi issu d’une fusion récente, et qui dispose d’un bureau à Nouméa, gère entre autres la caisse où cotisent les 8 200 entreprises et les 90 000 salariés calédoniens. Son nom : Humanis International Agirc-Arrco (ex-CRE et Ircafex), qui verse des pensions à 25 600 retraités du pays, mais aussi à des Français de l’étranger ou à des salariés polynésiens. Syndicats et patronat calédonien siègent dans son conseil d’administration.

Recrudescence de cas de leptospirose et de grippe A, « Cafat / santé  » LNC 30.03.2019

La leptospirose peut se contracter dans de l’eau, stagnante ou vive, souillée par de l’urine d’animaux infectés.La saison y est malheureusement propice : la leptospirose connaît une recrudescence depuis quelques semaines. Les décès de deux hommes, de 35 et 70 ans, ont été à déplorer au mois de février parmi la trentaine de cas confirmés.La maladie est particulièrement présente à Kaala Gomen, à Ponérihouen et à Ouégoa. A l’origine de cette pathologie, une bactérie, le leptospire, que l’on trouve principalement dans les urines des rongeurs (rats, souris, cochons d’Inde), ou d’autres mammifères (cerfs, porcs, bovins, chiens). Et ce, même si l’animal semble en bonne santé. La contamination peut se faire via un contact direct avec l’urine. Urine que l’on peut retrouver dans l’eau douce, qu’elle soit stagnante ou vive : mares, creeks, rivières ou citernes, mais aussi dans les terres humides.On peut donc y être confronté lors de nombreuses activités de loisirs comme la baignade, la pêche, le kayak, le triathlon… ou en marchant dans des flaques ou sur un sol humide.Un simple contact de la peau avec les eaux et les sols contaminés, y compris en l’absence de lésions, comme des égratignures ou des plaies, peut conduire à une contamination.EPIDÉMIE DE GRIPPE ACette recrudescence du nombre de cas de leptospirose intervient alors qu’une épidémie de dengue sévit depuis décembre (1 805 cas confirmés depuis le 1er janvier) et que les autorités sanitaires viennent d’annoncer un début d’épidémie de grippe A (63 cas).Or, les premières manifestations de ces trois maladies (fortes fièvres, douleurs articulaires, maux de tête aigus) sont très proches. Il est donc nécessaire de consulter son médecin au plus tôt pour établir un diagnostic précis. Contrairement à la dengue et à la grippe, virales, la leptospirose étant d’origine bactérienne, elle se traite avec des antibiotiques.Des médicaments qu’il faut prendre le plus rapidement possible afin de limiter les risques de complications. Il est à noter que la moitié des personnes touchées ont dû être hospitalisées et que 60 % d’entre elles ont dû faire un passage en réanimation.

Un mois et demi avant les provinciales, le FLNKS en congrès, NC1ère 30.03.2019

Après Arama début 2018, Ko we Kara. Le FLNKS y tenait aujourd’hui son trente-septième congrès. L’occasion de dresser le bilan depuis un an, notamment après le référendum, et de préciser la stratégie pour les élections provinciales du 12 mai.[MISE A JOUR DE DIMANCHE]Le leader du RDO, Aloisio Sako, l’a confirmé dans son discours samedi matin, devant quelque 350 militants: l’UC-FLKS et l’Uni feront bien liste à part dans le Nord et les îles, mais liste commune dans le Sud. Une stratégie en contradiction avec le mot d’ordre du front indépendantiste, qui appelle depuis le début à l’unité? Pas du tout, répondent ses représentants. Il s’agit simplement «de ne pas déstabiliser» l’électorat du Nord et des îles habitué de longue date à voter pour l’un ou l’autre courant.TractationsC’est finalement dans le Sud que les tractations semblent plus délicates. La question est de savoir qui va tirer la liste unitaire. Depuis deux semaines, les discussions vont bon train entre les différentes composantes du front. Malgré certains bruits de désaccord, un consensus aurait été trouvé sur la tête de liste dans le Sud, selon des militants. Le nom de Roch Wamytan est avancé. Celui de Louis Mapou n’est pas pour autant écarté.Renouvellement?Pour l’heure, une hypothèse. Mais il semble bien que le renouvellement et le rajeunissement des listes indépendantistes, l’une des grandes promesses entendue au sein des courants du FLNKS, ne seront pas aussi spectaculaires qu’attendus: le 12 mai, on devrait retrouver en avant des noms tels que Paul Néaoutyine et Daniel Goa dans le Nord ou Charles Washetine et Jacques Lalié dans les îles. Mais à la fin de la journée, le FLNKS n’avait toujours pas confirmé le moindre nom à la presse.

Le LKS acte le principe d’une alliance avec le Parti travailliste aux Loyauté, NC1ère 30.03.2019

Le parti de Libération kanak socialiste accepte de s’allier au Parti travailliste pour les élections provinciales aux Loyauté. Une position que le LKS a arrêtée aujourd’hui, lors de son congrès à Nouméa.Le parti de Libération kanak socialiste tenait son congrès ce samedi, à Nouméa, en présence d’une centaine de militants. Et après une journée de vifs débats au foyer Jean-Calvin de l’Artillerie, le LKS a acté le principe d’une liste d’alliance avec le Parti travailliste aux îles.Rencontre prévue au siège du Parti travaillisteUne démarche initiée par les militants du Parti travailliste à Maré, qui doit être précisée par une rencontre avec l’état-major du PT ce dimanche en fin d’après-midi, à la Vallée-du-Tir. Et pour ce qui est de la province Sud, le LKS soutient la démarche unitaire du FLNKS.

Après un mois de fermeture, le dispensaire de Ouégoa reprend son activité, NC1ère « Cafat / santé « 29.03.2019

Bonne nouvelle pour les quelque 2300 habitants de Ouégoa*: la province Nord annonce que le dispensaire reprend son activité normale dès aujourd’hui, aux horaires habituels. La petite commune de l’Extrême-Nord devait se passer de centre médico-social depuis le 27 février, sauf pour les urgences.Après un volUne nouvelle fermeture en réaction aux faits de délinquance subis par l’équipe médicale – en l’occurrence, un énième vol dans un logement de fonction. Hier matin, une réunion était organisée en mairie pour réfléchir à la situation et à des solutions. Egalement fermés plusieurs jours, pour les mêmes raisons, les CMS de Canala et Kouaoua ont déjà rouvert.