Quelles différences entre dengue, lepto et grippe ? « Cafat/ santé » LNC 03.04.2019

Quelles différences entre dengue, lepto et grippe ? « Cafat/ santé » LNC 03.04.2019

Une arbovirose, une zoonose et une maladie d’origine bactérienne : la Calédonie est actuellement en proie à trois pathologies aux apparences semblables. Toutes trois potentiellement mortelles nécessitent une consultation médicale.La bactérie responsable de la leptospirose se trouve principalement dans les urines des rongeurs (rats, souris, cochons d’Inde), ou d’autres mammifères (cerfs, porcs, bovins, chiens). Et, ce, même si l’animal semble en bonne santé. .■ La dengue, des chiffres alarmantsCertes, pour les Calédoniens, la dengue fait pour ainsi dire partie du paysage. Une récurrence, voire une persistance, qui ne doit pas faire oublier les consignes de base pour limiter au maximum la propagation de cette arbovirose transmise par la piqûre du moustique Aedes aegypti. Car les chiffres sont alarmants : alors que 2 087 cas avaient été déclarés en 2018, 1 805 l’ont déjà été entre le 1er janvier et le 25 mars. Alors que 203 personnes avaient dû être hospitalisées l’an dernier, 137 l’ont été cette année en moins d’un trimestre. Deux morts ont été à déplorer en 2018 et une femme en est décédée le 6 février. Dans leur grande majorité, les victimes n’avaient pas d’antécédents médicaux. De plus, on observe depuis 2016,l’émergence de formes sévères de dengue avec des atteintes hépatiques ou ophtalmiques.■ La leptospirose, deux morts en févrierLa leptospirose est due à une bactérie, le leptospire, qui se trouve dans l’urine de certains animaux. La transmission se fait par exposition directe avec l’urine d’animaux infectés ou indirecte via de l’eau souillée par cette même urine souillée. La Calédonie connaît en moyenne 90 cas de leptospirose par an. Ils s’élèvent à 28 depuis le mois de janvier. La moitié des malades ont dû être hospitalisés et 60 % d’entre eux ont dû faire un séjour en réanimation. Deux hommes de 35 et 70 ans en sont décédés en février. En Calédonie, les origines les plus fréquentes de la leptospirose sont l’urine de rat (53 %), également à l’origine des formes les plus graves, celle de cochon (10 %) et celle de souris (8 %). Il est à noter que dans 25 % des cas, on ne connaît pas l’origine du « réservoir » de la bactérie.■ Début d’épidémie de grippe APour parfaire le tableau, le réseau des médecins sentinelles de Nouvelle-Calédonie signale le début d’une épidémie de grippe A. Une pathologie, également à prendre très au sérieux, car même si elle guérit spontanément dans la plupart des cas, sa gravité est fréquemment sous-estimée. Souvent considérée comme bénigne, elle peut entraîner de graves complications chez les personnes à risque. Ainsi, depuis octobre 2018, 7 200 décès lui ont été attribués en Métropole.■ Un trio aux symptômes prochesDébut brutal, fièvre élevée, douleurs musculaires, articulaires, abdomin a l e s , n a u s é e s / v o mi s s e ment s : l’ensemble de ces symptômes est commun aux trois maladies actuellement en circulation. Il est donc nécessaire de consulter un médecin pour avoir le bon diagnostic et le bon traitement.Dans le cas de la dengue et de la grippe cela permet également de protéger son entourage d’une éventuelle contagion.Quant à la leptospirose, d’origine bactérienne, elle doit faire l’objet d’une antibiothérapie adaptée et rapide. Plus le traitement se fait attendre, plus les complications sont fréquentes et dangereuses. Enfin, on ne peut pas s’immuniser contre la leptospirose, ce qui signifie que l’on peut l’attraper plusieurs fois.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *