+687 257257
contact@strategic.nc

Jour : 17 avril 2019

L’exemple calédonien pour promouvoir la santé, « Cafat / Santé » site internet Gouv de NC 11.04.2019

Valentine Eurisouké, une partie de l’équipe du plan Do Kamo et le docteur Didier Jourdan (à d.), à l’origine de la création de la chaire Unesco « Écoles, éducation et santé ».Valentine Eurisouké a participé à la 23e Conférence mondiale de la promotion de la santé qui s’est tenue du 8 au 11 avril à Rotorua en Nouvelle-Zélande. La membre du gouvernement, en charge notamment de la santé, a présenté à cette occasion le dispositif « Réussir, être bien, être ensemble » porté par la Nouvelle-Calédonie.Cette conférence, organisée par l’Union internationale de promotion et d’éducation pour la santé (UIPES), a lieu tous les trois ans. Elle réunit les meilleurs spécialistes de la santé publique (chercheurs, acteurs politiques, professionnels) dont l’action vise à améliorer la santé des populations par des mesures de prévention, d’amélioration des conditions de vie, d’information et d’éducation à la santé. Après le Brésil en 2016 et avant le Canada en 2022, elle s’est déroulée en Nouvelle-Zélande cette année.Dispositif en milieu scolaireLors de son ouverture le 8 avril, Valentine Eurisouké, membre du gouvernement en charge de la santé, de la jeunesse et des sports, a fait une intervention intitulée « Renouvellement du cadre intersectoriel de la promotion de la santé dans les écoles de Nouvelle-Calédonie : multiculturalisme, équité et inclusion au cœur du processus ». L’objectif était de présenter à l’assemblée le dispositif « Réussir, être bien, être ensemble » porté par la direction de l’Enseignement de la Nouvelle-Calédonie et l’Agence sanitaire et sociale en partenariat avec l’enseignement privé, la direction des Affaires sanitaires et sociales, les provinces et les instituts de formation des enseignants. Ce programme entend répondre aux besoins propres de la Nouvelle-Calédonie en matière d’éducation à la santé et concerne l’ensemble des écoles maternelles et primaires des trois provinces. Il permettra de former et de fournir des outils aux enseignants comme « Profédus » (Promouvoir la formation des enseignants en éducation à la santé) qui offre un ensemble de ressources (DVD, livre, fiches…) sur le sujet, et ainsi d’articuler leur action à celle des professionnels de santé. Ces actions répondent aux orientations générales de promotion de la santé en milieu scolaire qui ont été fixées par la délibération votée le 11 janvier par le Congrès.Un programme innovantIl s’agit d’une spécificité calédonienne considérée comme particulièrement innovante au niveau international. « Ce dispositif est l’expression opérationnelle du Projet éducatif de la Nouvelle-Calédonie et du plan de santé « Do Kamo ! Être épanoui ! », a souligné Valentine Eurisouké. Il s’appuie d’une part sur les pratiques des professionnels des trois provinces et d’autre part sur les données de la recherche internationale. L’objectif de ce programme complet est de permettre aux écoles d’agir efficacement au service de la réussite éducative de tous les élèves et de l’amélioration de leur santé. Il vise en particulier la réduction des inégalités de santé. » La membre du gouvernement a ajouté que « ce type d’initiative, conduite en partenariat avec la chaire Unesco « Écoles, éducation et santé », permet de faire connaître l’action publique conduite en Nouvelle-Calédonie et de la valoriser à l’échelon international ».

Un échange passionné sur le diabète au CCAS, « Cafat / santé « LNC 17.04.2019

Un atelier sur le diabète a été organisé, hier, au Centre communal d’action sociale. Huit femmes ont participé à cet échange, qui s’est révélé très animé.Huit femmes ont assisté à cet atelier diabète. Les questions ont fusé dans la petite assemblée.Hier après-midi, plusieurs habituées du Centre communal d’action sociale se sont déplacées pour rencontrer les deux intervenantes du centre médicosocial de Dumbéa-surMer : la médecin Raja Elazzouzi et l’infirmière Carine André. Les huit femmes se sont montrées particulièrement intéressées par le sujet. Les questions et les réponses ont fusé dans l’assemblée. De nombreuses informations ont été données pendant deux heures « Dites-moi des mots qui vous font penser au diabète mesdames ? », demande Carine André, dans l’objectif de lancer la séance. Tout de suite, le public s’est montré très réactif : « amputation », « sucre », « vision », « insuline », « maladie ». La séance s’est poursuivie par la description des diabètes de type 1 et de type 2.« Pour le second, il se déclenche le plus souvent aux alentours de 50 ans, car le pancréas ne produit pas assez d’insuline. En gros, il y a eu trop de sucre pendant une longue période, l’usine a trop bossé. En ce qui concerne le premier, il est généralement d’origine auto-immune et touche les enfants et les adolescents », explique Raja Elazzouzi. Les questions ont alors débuté. « Quand on est touchés par cette maladie, nous sommes obligés denous mettre au régime. C’est gênant parfois », indique Sophie*, une diabétique. Les autres femmes ont acquiescé. « Vous devez faire plus attention, c’est vrai. Mais ce n’est pas un régime qui est prescrit. Juste le fait d’avoir une alimentation saine. Une alimentation que tout le monde devrait avoir », répond Carine André.A CE JOUR, ON NE PEUT PAS GUÉRIR DU DIABÈTELe sujet a ensuite tourné autour des boissons sucrées données aux enfants. « Mesdames, ne donnez jamais cela dans les biberons de vos petits-enfants. Ou de graves problèmes pourraient survenir par la suite. Dans certains chocolats en poudre, il y a 83 % de sucre aussi » poursuit l’infirmière. « Moi je vois des gosses tous les matins avec leur paquet de chips et un soda. C’est pas bien », tient à souligner Sophie*. Des indications sur la composition d’un repas sain ont été fournies par les deux professionnelles de santé. « A ce jour, on ne peut pas guérir du diabète », rappellent les deux intervenantes.Les célèbres tentations des fêtes ont été abordées, qui ont amusé le public. « Moi je vois 5 kg de letchis ou de mangues, je vous les tue dans la foulée », confie une femme. « Vous pouvez grignoter d’une autre façon, pourquoi pas des bâtonnets de carotte ? », souligne Raja Elazzouzi. « Euh non ça va merci. Entre ça et des letchis j’ai vite fait mon choix », répond l’intéressée. « Au moins j’aurais essayé », s’écrie la docteure, dévoilant un léger sourire.Sur le Caillou, 19 000 personnes sont atteintes de diabète.Le seizième salon du diabète prévu en juinL’Association des diabétiques de Nouvelle-Calédonie organisera le seizième salon du diabète le samedi 8 juin, de 9 heures à 15 heures, dans la salle d’honneur de la mairie de Dumbéa. Plusieurs stands seront mis en place.Des conférences sur la maladie et l’importance de la famille et le diabète seront proposées aux visiteurs. L’objectif de cet événement « est d’alerter le grand public que le diabète est une maladie très souvent évitable par une alimentation équilibrée, une activité physique quotidienne et la gestion du stress ».

Prendre soin de ses reins : c’est aujourd’hui, « Cafat / santé » LNC 17.04.2019

Comme chaque année à l’occasion de la Journée mondiale du rein, le Réseau de l’insuffisance rénale en Calédonie (Résir) organise une grande manifestation de sensibilisation. Ainsi, de 9 heures à 15 h 30, au centre culturel de Koutio-Dumbéa, stands d’information et jeux seront proposés au public : à quoi servent les reins, comprendre la maladie rénale, les traitements, la greffe, les bonnes habitudes alimentaires grâce à la présence des diététiciennes de l’Ascadiet*…Un dépistage gratuit sera également au programme avec les élèves infirmiers de l’IFSI. Un calcul de l’IMC (indice de masse corporelle), une mesure de la glycémie et une prise de tension permettront de faire un mini-bilan que les visiteurs pourront apporter à leur médecin traitant pour confirmation s’ils apparaissaient être à risque.Entre midi et 13 heures, le président du Résir et des néphrologues ultramarins donneront une conférence sur l’insuffisance rénale.Outre les professionnels de santé, les visiteurs pourront aussi rencontrer des associations de patients.FILTRES DU CORPSAu 31 décembre 2017, 680 patients étaient traités en Calédonie pour une insuffisance rénale chronique terminale par dialyse ou par transplantation, soit « 2,5 Calédoniens sur 1 000 », précise le Résir. Lorsque ces organes « centrales d’épuration de haute qualité qui filtrent les déchets du sang » ne peuvent plus remplir leur office, à défaut de traitement, la vie n’est plus possible. Or, « au même titre que le diabète c’est une maladie silencieuse. Quand elle est diagnostiquée dans de très nombreux cas, la maladie est déjà à un stade très avancé », souligne Cécile Caillaba du Résir.* Association calédonienne des diététiciensSavoirJournée mondiale du rein, centre culturel de Koutio-Dumbéa, de 9 heures à 15 h 30. Entrée libre.

Le BTP est « dans une voie sans issue », LNC 16.04.2019

Architectes, gros oeuvre, second oeuvre… Une dizaine de chefs d’entreprise étaient rassemblés hier à la FCBTP.Malgré plusieurs alertes et rencontres avec les élus, la fédération d’entreprises FCBTP n’est toujours pas rassurée sur les perspectives du secteur. Carnet de commandes vide, licenciements en cours… Selon elle, « la prise de conscience n’a pas eu lieu » .«To ut le monde doit se sentir concerné » . José Aparisi a voulu être clair, hier matin : « La crise que traverse le BTP est gravissime pour le pays et nous appelons encore une fois à la prise de conscience des gouvernants, actuels ou futurs. » Le président de la Fédération calédonienne du BTP (FCBTP), entouré d’une dizaine de chefs d’entreprise, a tenu à « rétablir certaines vérités » devant la presse. Et répondre au gouvernement qui avait, le 14 mars, fait un point précis sur la commande publique. « Sur le seul périmètre gouvernement, bailleurs sociaux et province Sud, elle s’élève à 62 milliards de francs pour 2019 », affirmait alors un communiqué, précisant que « les acteurs du BTP s’étaient déclarés satisfaits d’avoir obtenu une parfaite lisibilité, et rassurés du volume prévisible d’activité » .« En lisant ça, on s’est étranglé » , s’agace José Aparisi. Mais pas question de répondre avant d’avoir « analysé les données avec tout le secteur » . « Trois semaines de travail » plus tard, l’organisation affiliée au Medef-NC, affiche des chiffres bien différents de ceux de l’exécutif. « 6,02 milliards de mises en chantier en 2019, soit 10 % du chiffre officiel, et en étant optimiste, résume son président. En comptant les travaux en cours, on est à peine à 19 milliards de chiffre d’affaires annuel, là où on a besoin, a minima, de 80 milliards. »VENTES DE CIMENT EN BAISSEÇa n’est pas le premier échange houleux entre les patrons du BTP et le gouvernement. « Ça fait cinq ans qu’on alerte, on n’est pas pris au sérieux », estime l’un d’entre eux. L’exécutif a pourtant mis sur la table plusieurs mesures pour soutenir l’activité et préserver les emplois : reconduction du plan Pulse, déductibilité des intérêts d’emprunt, réduction des droits d’enregistrement et des frais de notaire, réorientation du prêt à taux zéro, et efforts, dans un contexte financier tendu, pour maintenir les budgets d’investissements…Pas suffisant pour les professionnels, qui contestent l’idée d’un « retour à la normale » du secteur après le faste des grands chantiers. Pour preuve, les ventes de ciment de Tokuyama, qui, même sans tenir compte des usines ou du Médipôle, accusent une baisse constante depuis 2010. « On est à -30 % sur les trois dernières années, et le premier trimestre 2019 est le pire de ces vingt dernières années » , précise José Aparisi. Architecte, bureaux d’étude, gros oeuvre, second oeuvre… À « chaque étage », la même inquiétude : « Il y a des annonces mais pas de travail. » Et la même demande : un investissement public conséquent et les « déblocages » des chantiers. Indicateurs fiables, incitations fiscales claires, stratégie efficace sur le logement social et taxation des intervenants étrangers… Les demandes de la FCBTP sont désormais connues, mais, à l’approche des provinciales les entreprises, qui tablent quoi qu’il arrive sur une année 2019 « catastrophique » , accentuent la pression.

« Nous allons proposer de nouvelles opportunités de joint-venture à 51 % », LNC 16.04.2019

Paul Néaoutyine, tête de liste UNI en province NordLes Nouvelles calédoniennes : Quelles raisons vous ont amené à conduire à nouveau la liste UNI dans le Nord ?Je ne me suis jamais porté candidat à aucune élection. Concernant ces provinciales, je n’étais pas candidat pour être tête de liste. Je ne suis pas de ceux qui s’accrochent à une position. Ce sont les militants du Palika qui ont proposé mon nom pour conduire la liste UNI.Les autres composantes de l’UNI n’ont pas dit autre chose. Il ne me reste qu’à être à la hauteur de la confiance qui m’a été accordée. C’est ma seule ambition.Votre liste compte-t-elle des personnalités dites d’ouverture ? Si oui, qui et pourquoi ?L’Union nationale pour l’indépendance (UNI) est par essence une liste d’ouverture qui se propose de rassembler les citoyens de toutes origines sur la base du sentiment d’appartenance à un même pays. Au titre de cette ouverture, deux élus sortants, Yannick Slamet et Nadeige Wackenthaler-Faivre, déjà premier et troisième vice-présidents, sont à nouveau sur la liste. D’autres candidats représentant les composantes non-kanak de la citoyenneté calédonienne sont aussi sur notre liste UNI comme Jean Creugnet, Takahahake Fuahea, Meryl Marlier ou Jacqueline Roussel. Nombreux sont les non-Kanak, Calédoniens de Brousse, qui se retrouvent dans notre démarche citoyenne et dans notre politique, même si beaucoup hésitent encore à s’afficher et à figurer sur une liste indépendantiste.Comment s’organise concrètement la démarche concertée avec l’Union calédonienne dans la province Nord ?Les partis du Front sont convenus de faire campagne « pour » et pas « contre ». C’est ce que l’UNI a toujours fait dans les campagnes successives auxquelles elle a participé.Quels sont les axes de votre programme ?Notre programme s’articule autour des trois axes du développement durable : l’économie, le social, l’environnement. Autrement dit : développer des capacités productives pour créer des richesses et permettre ainsi l’amélioration des conditions de vie matérielles et humaines tout en répondant aux nécessaires équilibres entre les besoins et la capacité de la nature à se régénérer.Est-il possible, au regard de la doctrine nickel, d’orienter l’export des 4 millions de tonnes de minerai de la SLN vers les usines « pays » ?Je l’ai dit par communiqué et redis à Christel Bories (PDG d’Eramet, NDLR) : je ne suis pas d’accord pour autoriser la SLN à exporter, en 2019, 4 millions de tonnes humides par an de minerai sur 10 ans, parce que c’est l’équivalent de 50 000 tonnes de nickel contenu par an, tonnage supérieur à ce qui est transformé à Doniambo. Cela revient à livrer ce volume au prix LME (London metal exchange, la Bourse de référence, NDLR) du brut aux concurrents japonais ou chinois alors que, au même prix, tout ou partie de ce volume exporté pourrait être livré et transformé dans nos usines-pays. Sur le plan politique, alors que se profile l’opportunité de la pleine souveraineté du pays, ce serait la dernière version d’une politique coloniale de la terre brûlée, c’est-à-dire vider le pays d’une ressource minérale non-renouvelable dans des teneurs qui pourraient être transformées ici, on shore, ou à l’extérieur, off shore, dans les usines-pays.Pour l’heure, je propose de transiger sur une autorisation de 4 millions de tonnes humides, dont 1 million pour la Société du nickel de Nouvelle-Calédonie et de Corée (SNNC) en 2019, et pas sur 10 ans. Nous allons proposer de nouvelles opportunités de joint-venture à 51 % en faveur des intérêts publics calédoniens pour la transformation des 3 millions de tonnes restantes sur les 4 millions demandés par le modèle Eramet-SLN.