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Jour : 18 avril 2019

Calédonie ensemble présente son programme, « Cafat / usagers » DNC 18.04.2019

Le parti de Philippe Gomès a présenté jeudi dernier son programme pour les provinciales, contenu dans un document de 64 pages. Un projet qui reprend des thèmes déjà abordés par le parti lors de la restitution de sa consultation citoyenne quelques jours auparavant.14 thèmes sont détaillés dans ce programme qui met en exergue une trentaine de mesures phare. Un programme, comme l’avancent les colistiers du parti, « co-construit avec les Calédoniens, fruit de la consultation citoyenne » qui a recueilli 2 434 contributions. Le programme se décline dans un document de 64 pages et sera distribué à 60 000 exemplaires. C’est un programme qui souligne avant tout, comme l’indique Calédonie ensemble, « l’enjeu majeur du scrutin : pour un référendum d’avenir partagé au lieu des deux référendums d’avenir opposé (…) C’est-à-dire la responsabilité immense de devoir négocier la sortie de l’Accord de Nouméa ». Calédonie ensemble juge inutile et dangereuse l’organisation de deux nouveaux référendums en 2020 et 2022. Philippe Dunoyer explique : « Notre position, c’est qu’il faut tout faire pour substituer aux deux référendums d’opposition prévus par l’Accord de Nouméa en référendum de projet. Pour cela, il nous faudra reprendre les discussions avec les indépendantistes, dès le lendemain du scrutin. » Le message est clair…Politique de préventionCalédonie ensemble propose avant tout des mesures pour un « pays plus sûr » grâce notamment à une politique de prévention accrue de la délinquance via la responsabilisation des parents et des autorités coutumières (création d’un service civique obligatoire avec encadrement militaire pour tous les décrocheurs scolaires dès l’âge de 16 ans, création d’une peine citoyenne de réparation à l’encontre des parents défaillants et déploiement de travaux d’intérêt général en milieu coutumier).« Un pays juste »Le parti de Philippe Gomès propose aussi des mesures concernant le pouvoir d’achat. Des mesures présentées depuis un mois et décriées par les organisations patronales notamment ou la Cafat qui consistent en une revalorisation des salaires de ceux qui touchent de 1 à 1,5 SMG, une obligation d’un accord d’intéressement pour les entreprises de plus de 50 salariés, une couverture complémentaire santé obligatoire, la création d’une allocation petite enfance et familles monoparentales, l’accession des classes moyennes aux bourses, un renforcement du dispositif de priorité à l’emploi local, la création d’une garantie de première expérience professionnelle pour les diplômés de l’enseignement supérieur, l’accession à la propriété pour les locataires d’un logement social et l’instauration d’une agence de garantie de paiement des pensions alimentaires.Un pays durable et développéDans ce thème que Calédonie ensemble veut porter, on trouve une couverture à 100 % des besoins électriques en énergies renouvelables dès 2025 et la création d’un ticket-transport au pro t des salariés et d’une police des déchets. Concernant ce qu’il appelle le « pays développé », le parti souhaite sur le plan minier et métallurgique l’instauration d’une redevance d’extraction minière affectée à un fonds pour les générations futures, la mise en place d’un plan agricole (création d’une filière Ocef de produits vivriers, d’une aide à la transition agro-écologique, sécurisation du foncier privé et développement de l’irrigation) et touristique (ouverture d’une nouvelle ligne aérienne via Hong-Kong, implantation d’une compagnie low-cost, implantation d’une tête de ligne de croisières en Nouvelle-Calédonie).Un pays citoyenSous ce thème, Calédonie ensemble propose d’inscrire des éléments de la culture kanak au patrimoine immatériel de l’Unesco, la valorisation des cultures urbaines, la commémoration du 26 juin (date anniversaire de la signature des accords de Matignon), l’ouverture du musée à l’ensemble des cultures du pays, l’ouverture gratuite des infrastructures sportives le soir et le week-end, la garantie du financement des associations sportives et en n, une modernisation de l’administration.Soirée à Ko We KaraCalédonie ensemble était en meeting avec la communauté kanak vendredi. La soirée, animée par Joseph Caihe, a été marquée par la présence et les interventions d’Eugène Ukeiwe, figure du Rassemblement et fils du sénateur Dick Ukeiwé, qui rejoint le parti de Philippe Gomès, de Jean Kays, indépendantiste et ancien président du Sénat coutumier, ou de Jean-Éric Naxue, chef de le de la liste unitaire Nouvelle vision des Îles.Concernant le départ d’Eugène Ukeiwé, Virginie Ruffenach et Thierry Santa ont tenu à s’exprimer sur son geste. « Nous regrettons qu’après avoir été élu sur la liste du Mouvement populaire calédonien en 2014 et intégré le Rassemblement en 2016, il ait finalement rejoint Calédonie ensemble », affirment-ils dans un communiqué. « L’exigence de renouvellement à laquelle nous nous sommes astreints dans le cadre de ces élections provinciales impose qu’une nouvelle génération émerge au sein de toutes les communautés. Cela oblige d’anciens élus à céder leur place tout en apportant à cette nouvelle génération soutien et expérience. Nous comprenons que cela puisse générer des aigreurs ou des insatisfactions chez certains anciens alors même qu’une majorité d’entre eux accompagnent avec bienveillance cette évolution nécessaire et inévitable du renouvellement de nos institutions. »C.S

L’UC condamne « un pillage éhonté », LNC 18.04.2019

Après l’opposition de l’ensemble des indépendantistes à l’arrêté proposé mardi en séance du gouvernement, l’Union calédonienne a de nouveau, hier dans un communiqué, condamné l’autorisation accordée à la SLN de céder 4 millions de tonnes humides de minerai par an au Japon et à la Chine. Le parti de Daniel Goa « considère qu’il s’agit d’un pillage éhonté de notre ressource naturelle non renouvelable » . La SLN « est confrontée à des problèmes de management dont elle porte seule la responsabilité, et recourir à l’exportation de minerais bruts n’est pas sa vocation d’entreprise, et cette demande relève de l’opportunisme commercial immédiat lié à la conjoncture du marché qui va se retourner » .À l’UC, « nous dénonçons ces élus non-indépendantistes qui favorisent et encouragent ces pratiques de pillages et de politique de la terre brûlée. Nous venons d’empirer la situation avec leur complicité sans qu’il y ait aucune contrepartie pour la Nouvelle-Calédonie ». Les indépendantistes ont toujours banni l’exportation de minerai sauf à destination d’usines calédoniennes offshore.

« La leçon du 4 novembre a changé les mentalités », LNC 18.04.2019

ENTRETIEN AVEC Daniel Goa, tête de liste UC en province NordLes Nouvelles calédoniennes : Vous étiez à la 5e place sur la liste en 2014. Cette fois, vous la conduisez. Votre présidence de l’UC a-t-elle, à votre avis, beaucoup compté dans le choix ?Oui, et c’est surtout, je pense, la permanence dans le combat, mais aussi la présence dans les institutions, les structures de l’Union calédonienne, les différents travaux confiés… En quelque sorte, une certaine reconnaissance s’est opérée. Le bureau de l’UC avait instauré certains critères : représentativité, compétences, expérience, reconnaissance des autres comités locaux, etc. Ce qui a permis, au final, un classement.L’UC avait annoncé vouloir mettre en avant la jeunesse. Quelle place lui est réservée dans la liste ?Une des consignes données était le respect des « tiers » : les générations des accords de Matignon et de Nouméa, puis les personnes aujourd’hui en responsabilités dans les institutions comme Pierre-Chanel Tutugoro, et les jeunes. Parmi eux, on compte des gens déjà maires, ou à la province. Pascal Sawa est, par exemple, 5e sur la liste. La moyenne d’âge de la liste est de 48 ans et 9 mois. La population calédonienne est jeune, on ne peut pas ne pas la prendre en compte. L’objectif, c’est le référendum de 2020. Nous sommes sur la dynamique du 4 novembre 2018 où la jeunesse a beaucoup bougé. Il faut se donner les moyens d’être sur cette lancée. Si nous devenons majoritaires (au Congrès, NDLR), il y aura cinq ou six réformes, dont une fiscale, que nous allons prioriser, avant la période de 2020.Une particularité, la venue de Roby Courtot, maire de Pouembout et candidat d’ouverture, sur votre liste. Comment l’avez-vous convaincu ?C’est la première fois, de mon vécu à l’UC, de Jean-Marie Tjibaou jusqu’à aujourd’hui, que nous ouvrons la liste aux candidats extérieurs. Nous prenons en compte la réalité du vote du 4 novembre. Vote qui a démontré qu’il n’y a pas que des indépendantistes kanak. Il était donc question de réserver des places à des candidats d’ouverture. Nous avons pensé à Roby Courtot à Pouembout. Nous avons discuté, bien échangé. Je lui ai dit : « Aujourd’hui, nous sommes neuf élus. Avec l’élan du 4 novembre, il est possible que nous arrivions à dix ou onze. Toi, onzième, tu peux aller chercher ton siège avec tes électeurs ». Il a répondu au défi. Les militants ne sont pas habitués à voir dans leurs rangs des candidats qui ne sont pas de l’UC, mais nous avons plaidé pour que la consigne soit respectée. Nous partons convaincus que la leçon du 4 novembre a changé les mentalités, a ouvert les yeux.En 2014, l’UC avait mené une campagne assez agressive vis-à-vis de la gestion UNI de la province Nord. La démarche cette fois concertée du FLNKS va-t-elle changer la donne ?Le groupe de travail (du FLNKS, NDLR) a amené le principe d’un « bilan partagé pour une démarche concertée ». Nous, en province Nord, nous partageons un bilan de 30 ans, mais nous demander aujourd’hui de partager un bilan de la mandature dont nous avons été écartés dans sa mise en oeuvre, c’est difficile. Mais nous ne sommes pas là pour agresser. Ce qui compte, c’est innover, proposer autre chose, faire mieux. Nous nous battons davantage pour porter un projet. Et ce projet-là doit fédérer beaucoup de Calédoniens pour que l’on puisse arriver à nos objectifs et être majoritaires.

Mis en examen pour prise illégale d’intérêts, Gomès dénonce une « affaire de cornecul », LNC 18.04.2019

Le fondateur de Calédonie ensemble est soupçonné d’avoir participé, en tant qu’élu, à des votes portant sur le projet de la centrale au gaz alors qu’il était président de Nouvelle-Calédonie Énergie, pilote de cette infrastructure aux enjeux hors-norme.Philippe Gomès a contesté les faits pour lesquels il a été mis en examen.Àun mois des provinciales, Calédonie ensemble et son chef de file, Philippe Gomès, sont dans un tourbillon judiciaire. Comme nous vous le révélions hier sur lnc.nc, le député de la seconde circonscription s’est rendu le 4 avril dernier au palais de justice de Nouméa où il a été mis en examen par deux juges d’instruction pour prise illégale d’intérêts dans le dossier de la « centrale pays », destinée notamment à alimenter l’usine de Doniambo (lire par ailleurs). Les magistrats ont ainsi estimé que « des indices graves et concordants » pesaient sur Philippe Gomès. Ces révélations, qui succèdent au récent placement en garde à vue de Philippe Michel pour des soupçons d’emplois fictifs, tombent au plus mal pour le mouvement engagé dans la campagne électorale. « C’est un non-événement, il n’y a rien dans ce dossier » , a réagi Me Frédéric De Greslan, l’avocat de Philippe Gomès.MÉLANGE DES GENRESPour bien comprendre cette affaire, il faut se rappeler que l’élu a été le président – non rémunéré – de Nouvelle-Calédonie Énergie (NCE), une société par actions simplifiée (SAS), qui a en charge, selon ses statuts, « l’étude, la conception, le financement, la construction et l’exploitation » de la centrale au gaz. Un projet – chiffré à 72 milliards de francs début 2018 -porté par la Nouvelle-Calédonie, mais dont le plan de financement implique aussi l’État, au travers d’une garantie d’emprunt, d’aides aux études actées dans les contrats de développement, et de la défiscalisation.À la suite d’une décision du Conseil constitutionnel (lire par ailleurs), Philippe Gomès avait annoncé sa démission de la présidence de la société en novembre dernier.Toutefois, la justice lui reprocherait d’avoir participé, entre 2016 et 2018, en tant qu’élu au Congrès et député, à des votes portant sur le projet de centrale tout en étant à la tête de NCE. Un mélange des genres signalé au parquet par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, elle-même informée par l’association Anticor début 2018. La machine judiciaire avait ensuite été déclenchée… Philippe Gomès conteste fermement ces accusations. Il assume sa participation à la commission permanente du Congrès du 5 septembre dernier au cours de laquelle a été examiné un texte qui concernait NCE ou encore son vote à l’Assemblée nationale de la loi de finances rectificative pour 2016 qui autorisait la garantie d’emprunt de l’État. « Un juge semble penser que ces faits sont constitutifs d’une prise illégale d’intérêts, c’est-à-dire que mon comportement aurait bénéficié à une société dans laquelle j’avais un “intérêt”… Oui je le confirme : j’ai défendu l’intérêt général du pays et de la SLN » ,a affirmé le politique, se disant « honoré des faits qui ont conduit la justice à me mettre en examen » et dénonçant une« affaire de cornecul » qui finira dans« les oubliettes de l’histoire judiciaire calédonienne » . L’ancien président d’Enercal a, de plus, assuré qu’ « aucune décision judiciaire n’a jamais condamné un élu pour avoir obtenu un concours de la collectivité au bénéfice d’un organisme dans lequel il siégeait au nom de la collectivité » .Cette mise en examen – rappelons que Philippe Gomès est présumé innocent – ne l’empêche pas de se présenter aux élections. Le député estconfiant, « ça n’aura aucune incidence sur la campagne. Il y en a toujours qui, à défaut de gagner sur le terrain, essayent de gagner autrement. C’est assez classique, on a l’habitude de surmonter ça » . Il n’y aura de toute façon pas longtemps à attendre avant de savoir si cette affaire a laissé des traces. Le dernier mot reviendra aux juges d’instruction qui décideront du renvoi ou pas de Philippe Gomès devant la justice. La prise illégale d’intérêts est punie d’une peine allant jusqu’à cinq ans de prison.Nouvelle-Calédonie Energie, une histoire courte mais mouvementéeLa centrale au gaz doit alimenter Doniambo mais aussi fournir le réseau public.NCE. Trois lettres, moins de trois ans, et déjà beaucoup de débats. Créée le 24 octobre 2016, la SAS Nouvelle-Calédonie Énergie, d’abord filiale d’Enercal, est détenue depuis juillet 2018 par l’Agence calédonienne de l’énergie (ACE, 50 %), Enercal (40 %) et la SLN (10 %). Son but unique : piloter le projet de « centrale pays », qui repose essentiellement sur de l’argent public. Raison pour laquelle certains estimaient, dès le début du projet, qu’elle aurait dû être confiée, plutôt qu’à une société par actions simplifiée, à une société d’économie mixte, plus transparente, mais qui ne peut pas être présidée par un député. Car c’est bien Philippe Gomès qui assure la présidence du comité de direction de NCE dès sa création. Dans l’administration certains pointent très tôt les risques d’incompatibilité avec ses mandats, NCE étant destinée à contracter des prêts garantis par l’État et à accueillir des fonds de la Nouvelle-Calédonie. Malgré ces alertes – un conseiller technique dit même avoir été remercié après une confrontation sur le sujet – l’élu, très impliqué dans le projet en tant que président d’Enercal jusqu’en août 2017, continue de tenir les rênes. Le débat devient public en mars 2018, quand Sonia Backès alerte le président de l’Assemblée nationale, de cette incompatibilité, craignant « des irrégularités futures » . Quelques jours plus tard, le gouvernement est contraint d’annuler un arrêté pris deux mois auparavant et par lequel il transférait à NCE les fonds alloués, avec l’État, aux études préparatoires à la centrale. Un texte qui bute sur le contrôle de légalité du haussariat. Les fonds ne pourront être débloqués que plusieurs mois plus tard, après un avenant aux contrats de développement, un nouveau fléchage via l’ACE, et la limitation de sa montée au capital à 50 % au lieu des 51 % prévus à l’origine. Le 5 sep-tembre , en commission permanente du Congrès, la manoeuvre provoque des éclats de voix. Et la question de la présidence de Philippe Gomès, une nouvelle fois mise sur la table. Le député a toutefois pris les devants : dès juillet, il saisit le Conseil constitutionnel « afin que le droit soit dit » . En novembre, les Sages sont clairs : les deux fonctions sont incompatibles. Pas de quoi faire taire les critiques : au Congrès, les autres partis loyalistes dénoncent régulièrement « l’opacité » et la « mainmise » de Calédonie ensemble sur le projet. Des voix se sont aussi levées du côté des syndicats de la SLN ou d’Enercal, où on s’inquiète du manque d’information sur l’avancement des études et de leur retard supposé. Hier, Philippe Gomès, le réaffirmait : « la mise en service de cet investissement interviendra en 2023 » .« Centrale pays » ?L’idée prend sa source dans les atermoiements d’Eramet à investir dans une nouvelle centrale à Doniambo, aujourd’hui alimentée par une centrale au fioul en fin de vie. La centrale pays, c’est-à-dire portée par la collectivité, doit aussi devenir un outil de production stratégique pour le réseau public d’électricité.Toujours président ?Philippe Gomès avait promis de quitter la présidence de NCE. Or, en regardant l’extrait Kbis de la société, on s’aperçoit que Philippe Gomès est toujours inscrit comme… président. « L’avocat en charge du dossier n’a pas fait les démarches nécessaires » , a balayé Roger Kerjouan, élu président par le comité directeur de NCE en décembre.Immunité ?Député, Philippe Gomès bénéficie d’une immunité parlementaire. Peut-il donc être mis en examen ? La réponse est oui. L’immunité empêche en revanche toute mesure privative ou restrictive de liberté comme un placement en garde à vue ou une incarcération (sauf en cas de crime).

Insuffisance rénale : un site Internet pour mesurer ses risques, « Cafat /santé » LNC 18.04.2019

Les membres du Réseau de l’insuffisance rénale en Calédonie (Résir) le déplorent : le rein demeure un organe trop méconnu. Or, chacun de nos deux reins est « une centrale d’épuration de haute qualité filtrant les déchets du sang. » L’excès d’eau et de sel de l’organisme est donc éliminé dans l’urine. Les reins fabriquent aussi trois hormones : la vitamine D, l’éythropoïétine (EPO) et la rénine. L’atteinte de la fonction rénale entraîne donc l’accumulation de déchets dans l’organisme (urémie). Une rétention d’eau et de sel (hypertension artérielle et oedèmes). La diminution de la fabrication d’hormones induit : une moins bonne fixation du calcium sur les os (carence en vitamine D) ; une anémie ou baisse du nombre de globules rouges (carence en EPO) ; une élévation de la pression artérielle (carence en rénine). Le plus souvent, la maladie rénale ne se manifeste par aucun symptôme, le diagnostic est souvent tardif. Les dégâts peuvent donc se produire sans que l’on s’en rende compte.UNE MALADIE SILENCIEUSEAu 31 décembre 2017, 680 patients calédoniens étaient traités pour une insuffisance rénale chronique terminale par dialyse ou transplantation. Il est donc important de poser un diagnostic le plus tôt possible pour ralentir la progression de la maladie. Professionnels mais aussi particuliers bénéficient grâce au Résir, depuis l’an dernier, d’un outil précieux pour calculer facilement un risque de dialyse à deux et cinq ans : c’est le but du site www.risquededialyse.nc Cette estimation se fait par le biais d’une équation. Pour estimer son risque, il suffit de rentrer quelques données sur le site dont son âge, son sexe et quelques indicateurs de laboratoire que l’on obtient après une analyse d’urine et de sang. Ce sont des analyses qui sont demandées dans un contexte parti-culier, quand le médecin veut connaître la qualité de la fonction rénale.Ce site s’adresse aux patients pour qu’ils puissent se prendre en charge, et aux professionnels, principalement les médecins généralistes, qui sont le premier filtre médical pour identifier les patients à risques.