Elles rendent une chevelure aux malades du cancer, « Cafat / usagers » – remboursement perruque LNC 25.04.2019

Elles rendent une chevelure aux malades du cancer, « Cafat / usagers » – remboursement perruque LNC 25.04.2019

SOCIÉTÉ. À Nouméa, de très rares enseignes vendent des perruques aux personnes atteintes d’un cancer. Un travail qui demande beaucoup d’écoute et de doigté.
Des fauteuils confortables, des miroirs, des sèche-cheveux… Au premier abord, Wig shop, situé au centre-ville, a tout d’un salon de coiffure ordinaire. Pourtant sa gérante, Marie-Lyne, s’est donné une tout autre mission. « Je me consacre aux malades. C’est le gros de ma clientèle », introduit-elle sans détour. Ces malades, ce sont les personnes atteintes d’un cancer qui perdent leurs cheveux à la suite d’une chimiothérapie. « J’ai de plus en plus de clientes », remarque Marie-Lyne.

Il faut dire que ce service ne court pas les rues dans la capitale. À quelques kilomètres de là, près de l’Anse-Vata, Valérie Pétard, gérante du salon de coiffure Haarmony vend et loue des perruques à cette clientèle particulière. Même si ce n’est pas son activité principale. Un travail qui demande beaucoup de doigté. « Perturbées par la chute de leurs cheveux, de leurs sourcils et de leurs cils, certaines clientes pleurent, raconte la gérante de Wig shop. C’est difficile. D’autant qu’il y en a qui continuent de travailler. » Valérie Pétard en sait quelque chose.

Discrétion
« Il faut avoir beaucoup de psychologie. Si la cliente n’est pas à l’aise, je prends du temps pour elle », décrit-elle. « Si une femme malade ne trouve rien qui lui convienne, je lui commande ce qui lui plaît », souligne à son tour Marie-Lyne.

Une fois la perruque choisie, le choix de la coupe aussi est un défi. En tant que professionnel, il faut donc être à l’écoute, patient et se montrer discret. « À Nouméa, certaines clientes connues ne veulent pas être vues. Je tire très souvent le rideau, parfois je ferme le magasin », détaille Marie-Lyne. Autant de petits gestes qui font la différence pour les femmes malades. Si ces deux professionnelles ont choisi de s’intéresser à ces personnes, ce n’est pas par hasard. « Je veux soulager les clientes à un moment où elles ont l’impression de perdre leur féminité », explique la gérante d’Haarmony. Et visiblement, la clientèle le leur rend bien. « C’est un travail enrichissant. J’éprouve une satisfaction personnelle à l’idée de leur redonner le sourire, confie Marie-Lyne. Et parfois le moral. »

Savoir +

Wig shop : 78 26 79. Haarmony : 27 48 63.

Repères
Des prix variables
À Nouméa, le prix des perruques se situe entre 21 000 et 45 000 francs.

Des perruques remboursées
Wig shop reçoit de nombreuses clientes qui disposent d’une ordonnance médicale.

Leur perruque est prise en charge par la Cafat à hauteur de 20 700 francs.

Une hausse des remboursements en Métropole…
Depuis le 2 avril en Métropole, les perruques sont mieux, voire intégralement, remboursées.

Celles en fibres synthétiques sont remboursées à hauteur de 350 euros (42 000 francs), montant qui est aussi le prix plafond des articles. Quant aux prothèses qui contiennent au moins 30 % de cheveux naturels, elles sont remboursées à hauteur de 250 euros (30 000 francs) pour des tarifs plafonnés à 700 euros (84 000 francs).

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