Jour : 2 mai 2019

– Page Facebook Calédonie Ensemble, « Cafat / régime  » 01.05.2019

Meeting Femmes, samedi 4 mai 2019 au NOUVATA à 18hChères Calédoniennes,Les femmes du Pays brillent : sur les bancs de l’école et de l’université où elles trustent les premières places, sur les terrains de sport du Pays, de la région ou de France où elles s’imposent dans de nombreuses disciplines, dans le domaine artistique où…
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Page Facebook Calédonie Ensemble, « Cafat / régime  » 01.05.2019

Meeting Femmes, samedi 4 mai 2019 au NOUVATA à 18hChères Calédoniennes,Les femmes du Pays brillent : sur les bancs de l’école et de l’université où elles trustent les premières places, sur les terrains de sport du Pays, de la région ou de France où elles s’imposent dans de nombreuses disciplines, dans le domaine artistique où elles ont de longue date une place majeure, et enfin, dans les nouvelles cultures urbaines où elles tracent leur chemin.Pourtant, la femme est loin d’être encore, dans notre pays, reconnue comme l’égale de l’homme : toujours pas de véritable égalité professionnelle, même si nous avons progressé ; Toujours autant de violences, même si de nouveaux outils ont été créés ; Toujours autant de difficultés, pour une femme seule, à élever ses enfants.Des défis immenses restent à relever. C’est le chemin qu’il nous faut accomplir pour devenir une société vraiment civilisée.Dans notre projet, nous entendons conforter les droits des femmes en Nouvelle-Calédonie, notamment :En créant au sein de la CAFAT l’agence des pensions alimentaires chargée d’assurer le versement des pensions impayées et de les recouvrer auprès du parent défaillant.En engageant une concertation avec le Sénat et les conseils d’aires afin de favoriser la place des femmes dans les instances coutumières.Telles sont quelques-unes des ambitions que notre équipe renouvelée, compétente et engagée, représentative de la diversité des talents calédoniens, entend porter et sur lesquelles nous vous proposons d’échanger le samedi 4 mai à 18 h 00 au Nouvata.

Retraites complémentaires : « Il ne faut pas opposer Calédoniens et Métropolitains », « Cafat / Régime » LNC 02.05.2019

Sylvaine Emery est la directrice des activités internationales du groupe Malakoff Médéric Humanis.Depuis maintenant 18 mois, un débat sourd oppose ceux qui veulent réétudier le rattachement de la Nouvelle-Calédonie à l’Agirc-Arrco et les défenseurs du régime national. Les éclairages d’une des responsables du groupe Malakoff Médéric Humanis, qui gère le régime localement. Les Nouvelles calédoniennes : il y a eu beaucoup de transformation dans le secteur des retraites complémentaires en 2019. Y a-t-il eu du changement pour les Calédoniens ?Nous avons eu une double fusion en 2019. D’abord, l’Agirc et l’Arrco qui sont les fédérations qui gèrent les régimes de retraite complémentaire au niveau national – soit 30 millions de personnes – ont fusionné au 1er janvier, sans heurts. Ça veut dire que la CRE et l’Ircafex qui étaient les institutions désignées pour couvrir les salariés calédoniens et les contractuels de la fonction publique, ont fusionné aussi. La deuxième fusion, c’est celle des groupes Humanis et Malakoff Médéric, qui opèrent en délégation de gestion pour l’AgircArrco. De ce côté-là le changement est positif : 2 000 à 3 000 personnes, dont beaucoup de salariés du nickel, et qui cotisaient à Malakoff Médéric, vont pouvoir bénéficier des services de notre délégation de Nouméa.La fusion Agirc-Arrco a-t-elle été réellement neutre ? Certains ont vu des augmentations dans leurs cotisations…Tout dépend du profil du salarié, mais elle a été neutre pour la plupart d’entre eux. Ce qu’il faut noter, c’est qu’il y a eu des demandes formulées par les partenaires sociaux calédoniens et un arbitrage par les fédérations Agirc-Arrco. Au final, certaines augmentations de cotisations qui ont eu lieu en Métropole n’ont pas été répercutées ici.Philippe Germain a dénoncé, dès la fin 2017, un écart de près de 20 milliards de francs par an entre les cotisations et les pensions versées en Calédonie. Pourquoi votre groupe est-il longtemps resté silencieux dans ce débat ?Nous n’avons pas à intervenir sur ce genre de décision. En 1995, les partenaires sociaux ont décidé de généraliser la retraite complémentaire en Calédonie. Un accord a été passé avec les fédérations Agirc-Arrco, qui nous ont délégué la gestion sur le territoire. Notre rôle est donc de fournir le meilleur service possible, auprès des retraités et des cotisants en respectant les règles décidées par les fédérations et les partenaires sociaux.Pourtant, vous avez fini par difuser un communiqué, qui semble mettre en garde contre une sortie du régime…Le rôle que nous pouvons avoir c’est d’éviter certaines contre-vérités. Et amener de façon objective un certain nombre de faits et de chiffres qu’il faut prendre en compte, qu’on ait envie de rester dans ce régime ou non.Certains, y compris parmi les partenaires sociaux, disent avoir des diicultés pour avoir des données pour alimenter ce débat. Est-ce normal ?D’abord les comptes de nos institutions sont totalement transparents et communiqués à tous nos administrateurs chaque année. Ensuite, ces institutions servent différentes populations. Humanis International Agirc-Arrco, par exemple, a été désignée pour servir la Nouvelle-Calédonie, mais aussi Saint-Pierre-et-Miquelon, certains salariés de Polynésie, les expatriés à titre individuel… Le système peut isoler des chiffres pour chacune de ces populations, mais il y a des limites. Par exemple, les pensionnés calédoniens qui font verser leur pension sur un compte métropolitain ne vont pas apparaître dans les chiffres de la Calédonie.Cela veut-il dire que le chifre de 20 milliards de francs d’écart entre cotisations et pensions est inexact ?On sait qu’il est moindre mais difficile à calculer précisément. Mais parler de cet écart, c’est oublier que dans un système par répartition, on acquiert des droits à chaque franc cotisé. On oublie aussi que quelqu’un qui est parti à la retraite en 1995, et qui n’a presque jamais cotisé à l’Agirc-Arrco, a pu bénéficier d’une retraite et qu’encore aujourd’hui, une partie importante des pensions versées ne sont pas basées sur des cotisations. Enfin, on ne sait pas estimer le poids des personnes qui cotisent à un moment de leur carrière en Calédonie et liquident leur retraite ailleurs. Ça crée un déséquilibre important.Faire ces calculs permettrait d’éclairer le débat…C’est la limite de l’exercice. Il faudrait que pour tout retraité, on ait dans nos bases la totalité de ses passages dans toutes les géographies du monde. Techniquement, et réglementairement, ça pourrait être complexe.Les chifres aujourd’hui sur la table troublent en tout cas une partie des élus, et des partenaires sociaux. Comprenezvous leurs interrogations ?Ça n’est pas à moi de commenter leur prise de parole. Ce qu’on sait dire, c’est que depuis 1947, le régime a essuyé tous les chocs, économiques, notamment. Ça a été démontré une fois de plus après la crise de 20082009, où les pensions ont été versées sans problème. Et les partenaires sociaux continuent de faire évoluer les paramètres du régime pour s’adapter, entre autres, au vieillissement de la population et assurer sa pérennité.Il y a des réflexions en Métropole sur la fusion des retraites de base et complémentaires. Ce sera diicile pour la Calédonie d’y trouver sa place…Les grandes lignes de la réforme à venir, discutée avec le gouvernement, ne sont pas encore connues. Mais il y a déjà une date butoir en 2025. Ce qui nous laisse du temps pour anticiper, et étudier un fonctionnement spécifique pour certains territoires. L’adossement qui a été obtenu par les partenaires sociaux calédoniens, et qui fait que les conditions de départ à la retraite sont plus avantageuses ici qu’en Métropole, montre que leur voix porte auprès des fédérations. Ils continueront à être entendus à l’avenir.Le sentiment de certains, c’est que les Calédoniens contribuent plus au régime que les Métropolitains. C’est vrai ?Il ne faut pas opposer les Métropolitains et les Calédoniens, ce n’est pas la bonne façon de regarder le sujet. La réalité des 30 millions de personnes qui sont cotisants, bénéficiaires de l’Agirc-Arrco, est très complexe. Vous avez probablement des régions de France, des secteurs, qui sont plus contributeurs à un moment. D’autres qui vont traverser des difficultés. On est dans un système par répartition qui a un but extraordinaire : mutualiser le risque et permettre dans la durée d’assurer les pensions pour la totalité de ses cotisants.Votre communiqué interpellait aussi sur les risques liés à une sortie du régime. Le coût de sortie, on le connaît vraiment ?Sortir du régime ça veut dire suspendre tous les droits ? Ou seulement faire autrement pour les nouveaux entrants ? Il n’y a pas de demande précise des autorités calédoniennes, et donc pas de mesure exacte. Si une contribution de maintien de droit devait être envisagée, elle se chiffrerait à plusieurs centaines de milliards de francs sur le long terme. On sait aussi qu’il y a des questions très complexes par exemple en ce qui concerne des personnes qui ont fait une partie de leur carrière ici, puis en France métropolitaine, en Europe ou ailleurs… Quoi qu’il en soit, c’est aux fédérations Agirc-Arrco, si elles sont saisies du sujet, d’en discuter avec les autorités. En aucun cas nous ne voulons nous substituer aux Calédoniens dans ce débat-là.« Depuis 1947, le régime a essuyé tous les chocs, économiques notamment. »« En aucun cas nous ne voulons nous substituer aux Calédoniens dans ce débat-là. »

1er-Mai: l’USTKE marche «pour l’égalité et la justice sociale», NC1ère 01.05.2019

Comme chaque année depuis sa création, et malgré le temps pluvieux, l’USTKE a marqué la fête des travailleurs en défilant à Nouméa, ce matin du 1er-Mai. Une marche qui offre au syndicat l’occasion de dire haut et fort ses revendications sociales.Avant la marche, les préparatifs, et un geste coutumier avec les gens du Sud. Puis militants et sympathisants ont entamé depuis la Deuxième Vallée-du-Tir leur traditionnel tour du centre-ville, ponctué de discours syndicalistes mais aussi politiques. Quelques centaines de personnes – 500 selon la police, au moins 2000 selon le syndicat – ont ainsi arpenté le bitume.TémoignagesCertains ne rateraient pour rien au monde ce rendez-vous annuel fixé depuis la création de l’Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités, en 1981. «Toutes les années, je suis là, annonce Tony. Depuis mon enfance, depuis la création de l’USTKE, je marche avec les papas. En tant qu’animateur de quartier, j’écoute toutes les générations et il y a une injustice par rapport au travail. Je côtoie le terrain, j’ai pas mal de jeunes qui ont des diplômes, et ils n’arrivent pas à trouver du travail sur le territoire.»Ecoutez d’autres participants au micro de Martine Nollet.«Un tremplin»Au-delà du moment partagé, ce défilé est l’occasion saisie pour dénoncer des injustices sociales. Le mot d’ordre 2019 figurait sur les tee-shirts: «revendiquer un pays libre, exiger le progrès et la justice sociale, combattre les inégalités, c’est promouvoir l’Humanité.» «Par rapport aux différentes revendications sociales dans différentes régions du monde, nous avons ici une particularité», remarque Rock Haocas, le secrétaire général de l’USTKE: «le 1er-Mai est fêté tous les ans par un seul syndicat, l’USTKE. Du coup, on en profite aussi, c’est un tremplin par rapport aux revendications sociales: le rééquilibrage, l’emploi, la précarité.»«Situation du peuple kanak»Il développe: «Il y a beaucoup de choses qui se sont passées, il y a eu des injections de plusieurs milliards dans le pays, des développements à pas mal d’endroits. Mais il y a quand même un constat, c’est la situation du peuple kanak. Il y a encore beaucoup de jeunes diplômés qui ne sont pas à leur poste à responsabilité. Eh bien, on est encore dans la rue, pour porter cette voix-là haut et fort.» Ce 1er-Mai, il a été question de revaloriser le SMG à 160 000 F, mais aussi du soutien aux listes Parti travailliste pour les provinciales du 12 mai.

IEOM :Le manque de visibilité affecte l’économie calédonienne en 2018, 23.04.2019

En 2018, l’économie calédonienne fait face à un contexte particulier, marqué par l’inquiétude et la difficulté à se projeter dans l’avenir. Aux incertitudes institutionnelles liées au referendum d’autodétermination, se sont ajoutées des tensions sociales dans le secteur nickel, qui subissait par ailleurs un cours incertain et volatil (+20.6% en moyenne sur l’année, mais -28 % au 2d semestre), mais aussi l’appréhension liée à la mise en place de la Taxe générale sur la consommation (TGC).L’année 2018 est scindée en deux parties avec un 1er semestre plutôt favorable, puis une rupture au 3e trimestre, sous l’effet des différents éléments cités. Dans ce contexte, l’indicateur du climat des affaires (ICA) s’établit à 87,5 en moyenne sur l’année 2018, soit un niveau éloigné de sa moyenne de longue période traduisant une conjoncture économique morose et fébrile.En dépit de cette poussée, d’inquiétude l’économie réelle parvient toutefois à résister en 2018. Les exportations enregistrent une année record, permettant au déficit commercial de se réduire et au taux de couverture d’atteindre un point haut.Par ailleurs, bien que la consommation des ménages soit ralentie au regard de l’atonie de la croissance de l’emploi et d’une confiance dégradée, le budget des ménages bénéficie en revanche de la faiblesse de l’inflation, et même de la baisse significative des prix alimentaires en fin de période, et de taux d’intérêt historiquement bas.En ce qui concerne l’investissement, la tendance est au maintien d’un niveau élevé, soutenu par une nouvelle année dynamique pour l’habitat et par certains projets de construction et d’équipement (Pôle hospitalier Privé, Néobus, fermes photovoltaïques, centre commercial de Dumbéa, Hôpital du Nord, extension port maritime…).L’économie calédonienne profite également d’un secteur bancaire local dynamique, qui affiche un croissance importante de sa production, en partie compensée toutefois par le ralentissement attendu des encours hors place des collectivités territoriales.Sur le plan sectoriel, les évolutions sont globalement peu favorables. La remontée des cours du nickel et les records de production ne suffisent pas à ne suffisent pas à des métallurgistes qui tentent de réaliser des gains de productivité et de revoir leur modèle économique. Le tourisme, après plusieurs années de croissance importante semble marquer le pas. La confiance dans le BTP est en berne, le secteur manquant de visibilité sur les marchés futurs.Une économie sous tension, mais résiliente Un climat de confiance miné par les incertitudesIEOM :Le manque de visibilité affecte l’économie calédonienne en 2018L’indicateur du climat des affaires (ICA) se situe en moyenne à 87,4 en 2018, soit en dessous de la moyenne de l’année précédente (91,2), mais légèrement au-dessus de celle de 2016 (85,3) qui constituait un point bas. Installé bien loin de sa moyenne de longue période, ce niveau de l’ICA traduit un climat de confiance des entrepreneurs altéré et une croissance économique globalement molle, témoignant d’un changement de régime : la croissance peine à dépasser les 1 % depuis 3 ans, alors qu’elle évoluait au-delà des 4 % /an de 1992 à 2012.Après un 1er semestre mitigé, mais résilient, et une forte chute au 3e trimestre, l’ICA termine l’année sur une relativestabilisation, à un bas niveau. L’esquisse d’une normalisation en 2019, notamment des soldes d’opinion relatifs à l’activité et emploi, reste à confirmer dans les trimestres à venir.Un marché de l’emploi salarié privé atoneLe secteur privé continue de perdre des emplois salariés, avec une baisse de 0,2 % en moyenne sur les trois premiers trimestres de l’année 2018 (dernières données disponibles) par rapport à la moyenne de l’année 2017.Par rapport à la moyenne de 2015, ce sont ainsi 1 200 emplois salariés qui ont disparu, dont 134 en 2018 (-656 en moyenne en 2016 et -406 en 2017). Le secteur le plus touché reste celui de la construction avec -3,2 % en moyenne en 2018 et -9,0% depuis 2015. Parallèlement, le secteur du commerce semble être le plus dynamique avec une hausse +1,3 % de l’emploi salarié en moyenne en 2018, sans toutefois retrouver son niveau de 2015. Le nombre d’emplois dans l’industrie semble se stabiliser après avoir chuté lors des deux années précédentes.Avec une croissance moyenne de +0,7 % sur les troistrimestres 2018 par rapport à l’année précédente, le secteur public continue de soutenir l’emploi salarié, aidé par la hausse de 2,1 % des fonctionnaires de Nouvelle-Calédonie faisant suite à des mesures exceptionnelles d’intégration d’agents non titulaires au cours du premier semestre. Au total, l’emploi salarié est quasi stagnant sur les trois premiers trimestres de l’année 2018 (+0,1 %) par rapport à la moyenne 2017.Au regard de la situation de l’emploi salarié et de la croissance de la population, la diminution de 1,8 % de chômeurs indemnisés en 2018 et la baisse du nombre de demandeurs d’emploi en moyenne sur l’année (-2,2 %, à 7 217 individus) suggèrent une moindre déclaration de la population auprès des services de placement provinciaux.Une inflation contenue, malgré des hausses de prix exogènesÀ +1,3 % de croissance en moyenne en 2018, l’inflation globale évolue à un rythme similaire à celui de 2017 (+1,4 %), qui avait marqué une hausse significative (+0,5 en moyenne sur 2014-2016). L’année 2018 est caractérisée par une forte volatilité, avec un point bas à +0,3 % (juin 2018), suivi d’un point haut à +2,1 % (octobre 2018). L’évolution globale est largement tirée par des hausses de prix exogènes, principalement dans l’énergie (+3,4 % en moyenne, avec notamment une hausse de 7 % des prix des carburants), et dans le tabac (+32,0 % en moyenne).Hors tabac, l’inflation 2018 (+0,7 %) est plus modérée et en ralentissement par rapport à 2017 (+1,4 %).Les prix des biens alimentaires augmentent en moyenne sur l’année (+2,0 %), mais baissent sensiblement audernier trimestre (-2,2 % sur 3 mois et –4,2 % sur 12 mois), en lien avec le changement de fiscalité (TGC). Seuls les prix des produits manufacturés sont en baisse par rapport à l’année 2017.IEOM :Le manque de visibilité affecte l’économie calédonienne en 2018Une consommation des ménages à court de souffleLa consommation des ménages reste plutôt morose en 2018, dans un contexte de stagnation de la croissancede l’emploi et d’incertitudes politiques et économiques. 80000 La valeur des importations de biens de consommation baisse légèrement par rapport à 2017 (-0,7 %), dont -1,0 % pour les biens non durables. Le changement de fiscalité avec l’introduction de la TGC s’est traduit par un fort mouvement déstockage au 3e trimestre.Par ailleurs, le nombre d’immatriculations de véhicules 20000 particuliers chute de nouveau (-6,0 %) en 2018, ce quine valide donc pas le retour de la croissance affichée en 0 2017 (+6,6 %).Principaux postes de consommation des ménagesEn revanche, la faiblesse de l’inflation (hors tabac) couplée à l’environnement des taux d’intérêthistoriquement bas apportent un peu de soutien en faveur de la consommation. L’encours des crédits à la consommation des ménages affiche un regain de dynamisme : +2,7 % fin 2018 (contre +0,5 % en fin 2017, année qui avait marqué la fin de la contraction en cours depuis 2014). L’investissement immobilier des ménages reste également bien orienté, avec une progression des encours de crédit qui s’infléchit, mais demeure soutenue, au-dessus des 5 % en rythme annuel. En parallèle, les indicateurs de vulnérabilité des ménages continuent de s’améliorer en 2018, avec une baisse de 8 % du nombre de personnes interdites bancaires et de 11 % des incidents de paiement par chèque.Un momentum de l’investissement résistant, mais vulnérableLes indicateurs d’investissement 2018 montrent une certaine résilience. Après un recul important depuis deux ans, les importations de biens d’investissement progressent de +5,2 % et dépassent le niveau de 2016.Par ailleurs, à plus de 20 milliards de F CFP, la production locale de crédits bancaires à l’investissement (y compris construction) pour les entreprises affiche une bonne performance sur l’année.En revanche, les nouvelles immatriculations de véhicules utilitaires sont plutôt stables entre 2017 et 2018 et lesencours de crédit d’investissement (entreprises et collectivités locales) et immobiliers (entreprises et ménages) restent favorables, mais s’affaiblissent :+2,3 % fin 2018 contre un rythme supérieur à 5,0 % les années précédentes.Les vulnérabilités sont également apparentes à travers la hausse des cessations d’entreprises (+1,9 % sur l’année), et des perspectives d’investissement des entreprises répondantes à l’enquête de conjoncture toujours dégradées, reflet du climat économique incertain.Des échanges commerciaux dynamiques2018 constitue une nouvelle année record pour les exportations avec +19 % en valeur, en lien avec la remontée des cours du nickel. Les exportations de minerai de nickel ont en effet de nouveau été particulièrement soutenues, avec une augmentation de 9,2 % de leur valeur (+5,6 % en volume, source Dimenc), dans un contexted’amélioration des cours du nickel en moyenne sur l’année 2018 (20,6 %). Les exportations vers la Chine enregistrent une hausse de 15,4 % de tonnes de minerai de nickel et de 31,3 % de ferronickel.Les importations progressent également plus rapidement qu’en 2017 (+7,5 %), tirées par l’accroissement en valeur des importations des produits énergétiques (+30,0 %). Le déficit se réduit et passe sous les 100 mds XFP en 2018 (-88 milliards de F CFP). Le taux de couverture s’améliore de 7 points et atteint un point haut à 69 %.Cette performance garantit une contribution positive du commerce extérieur à la croissance de l’économie en 2018.Tension des finances publiquesAprès une baisse notable en 2017 (-2,8 %), les recettes fiscales perçues en 2018 retrouvent leur niveau de 2016. Elles s’élèvent cette année à 184 milliards de F CFP, soit une hausse de 3,0 %. Néanmoins, cette hausse s’explique en grande partie par l’augmentation des taxes sur les alcools et tabac. Les impôts indirects restent plutôt stables et il est trop tôt pour juger de l’impact de la TGC sur les recettes. De ce fait, le budget de reversement augmente sensiblement (+15,9 %) alors que les recettes du budget de répartitions qui détermine les dotations aux collectivités continuent de baisser en 2018 (-3,9 %).Des évolutions sectorielles globalement peu favorables Un secteur nickel sous pression malgré des records de productionL’amélioration des fondamentaux du marché du nickel, notamment des stocks qui n’ont cessé de fondre tout aulong de l’année (-43,3% sur un an) ainsi que les perspectives de développement de nouveaux marchés(véhicules électriques), ne s’est traduite par une croissance du cours moyen du nickel que sur la premièrepartie de l’année. Au 2d semestre, impacté par les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, ilrecule de 0,8 $/lb (-20,0 % sur 6 mois) et retrouve son niveau de fin d’année 2017, à 5,2 $/lb. En plus ducaractère volatil des marchés internationaux, au plan local, le secteur métallurgique se heurte à des difficultés(couts énergétiques trop importants, conflits sociaux et dégradations sur certains sites miniers) pour réaliser lesgains de productivité indispensables au rétablissement d’équilibres financiers soutenables. Face à un cours du nickel en hausse (5,95 $/lb en moyenne en 2018), mais bien loin de ses plus hauts (9,5 $/lb de 2005-2015), les opérateurs sont poussés à repenser les modèles économiques en œuvre. La SLN souhaite ainsi faire évoluer son cœur de métier, la métallurgie, en développant en parallèle son activité d’exportation de minerai.Malgré ces difficultés, la production des opérateurs calédoniens n’a globalement jamais été aussi importante qu’en 2018, tant sur l’extraction minière que de la métallurgie, dont la production annuelle atteint de nouveaux records. Une production dont 58,7 % sont destinés à alimenter les usines locales, le reste étant exporté, notamment vers l’usine « offshore » de Corée du Sud.En raison principalement de la montée en puissance de l’usine du Nord, la production métallurgique croît sur un rythme légèrement supérieur à celui de 2017 (+3,6 % après +2,9 % en 2017).Parallèlement, la production de cobalt enregistre un recul (-27,8 % par rapport à 2017), impliquant également un repli du volume d’exportations (-23,8 %), dans un contexte de dégradation du marché international et de baisse des cours (-13,7 % sur un an).Le BTP à la peineIndicateur de l’activité dans le secteur du BTP, la consommation de ciment est en recul de 17,5 % par rapport à 2017, et atteint son niveau le plus bas depuis 1997. Confirmant ce contexte de ralentissement, l’opinion des entrepreneurs interrogés par l’IEOM concernant leur courant d’affaires s’est graduellement dégradée dans l’année pour atteindre au 4e trimestre un point bas historique. Les professionnels du secteur sont de plus en plus nombreux à déclarer avoir des difficultés à pérenniser leur activité, déplorant des carnets de commandes vides et une diminution des mises en chantiers (notamment issus de la commande publique).La fréquentation touristique marque le pasAprès 3 années de croissance continue, la fréquentation touristique enregistre une légère baisse en 2018 (-0,3 % soit 353 touristes en moins). Ce ralentissement intervient alors que la conjoncture touristique régionale semble dynamique. Néanmoins, les efforts de valorisation de la destination se sont poursuivis, principalement en direction de la Chine, avec l’accueil de 2 charters devant permettre de commencer à développer un marché de niche sur une population de près de 100 millions de touristes par an. En parallèle, pour la deuxième année consécutive, le tourisme de croisière recule : 456030croisiéristes ont été accueillis en 2018, soit 48 840 croisiéristes en moins qu’en 2017 (-9,7 %).Un secteur bancaire local dynamique La collecte d’épargne continue de ralentirL’encours des actifs financiers détenus par les agents économiques calédoniens dans les établissements decrédit installés localement marque le pas (+0,6 % au cours de l’année 2018 contre +1,8 % en 2017) etatteint un encours total de 807 milliards de F CFP. La collecte nette d’épargne recule sensiblement, à4,6milliards de F CFP sur l’année (contre 13,9 milliards de F CFP en 2017 et 16,7 milliards de F CFPen 2016). En revanche, l’encours des placements hors zone d’émission (contrats d’assurance-vieessentiellement, mais aussi livret A) progresse à un rythme plus soutenu (+10,9 % en 2018 après +1,7 %en 2017) et atteint 203,8 milliards de F CFP (soit 25 % de l’encours collecté localement). Les dépôts collectéslocalement ne couvrent structurellement pas les octrois de crédits, et le solde des dépôts locaux / encours bancaires se dégrade (-40 milliards de F CFP), portant le déficit de place à un niveau record de 164,4 milliards de F CFP.Une croissance des encours de crédit tirée par les établissements locaux et l’immobilierÀ fin décembre 2018, l’encours brut total des crédits consentis à l’économie calédonienne atteint un niveau record de 1 212,6 milliards de F CFP. Il progresse de 3,5 % en 2018, soit 41 milliards de F CFP de différentiel d’encours par rapport à fin 2017. Les établissements de crédit locaux y contribuent à hauteur des deux tiers ettirent dorénavant la tendance globale, alors que la croissance des encours des établissements non installés localement ralentit.L’encours sain des crédits aux entreprises progresse légèrement (+1,3 % par rapport à 2017), soutenu par labonne tenue des crédits immobiliers (+4,3 %) et des crédits de trésorerie (+7,9 %), mais freiné par le reculsignificatif des crédits d’investissement des entreprises (-2,5%). L’encours sain des crédits aux ménagescontinue d’augmenter à un rythme soutenu (+4,5 %), toujours porté par la hausse des crédits à l’habitat(+4,9 %). En revanche, le financement des collectivités locales est moins dynamique en 2018 que les années précédentes mais progresse encore de +6,4 % (contre +20 % en moyenne 2014-2018).La sinistralité reste faibleLa qualité du portefeuille de l’ensemble des établissements de crédit se dégrade, marquée par une hausse de l’encours des créances douteuses brutes (+18,3 % sur un an), mais qui s’explique par le classement en douteux, provisoire, de certains gros investissements. Cette progression, plus rapide que celle de l’encours brut total (+3,5 %), induit techniquement une hausse du taux de créances douteuses, qui s’établit à 3,20 % fin décembre 2018 (contre 2,80 % fin décembre 2017), soit un taux relativement faible.Une baisse du PNB et du résultat netDans un contexte de taux bas, le produit net bancaire cumulé des quatre banques de la place recule (-1,2 %), en raison de la baisse des commissions (-1,9 %) et des intérêts nets perçus (-1,8 %). En parallèle, les frais généraux continuent de progresser (+1,4 % après +2,9 % en 2017), qu’il s’agisse des frais de personnel ou des services extérieurs (respectivement +0,4 % et +2,3 %). À 53,8 %, le coefficient d’exploitation se dégrade de nouveau (+1,5 point sur un an et +3,7 points sur 3 ans) mais reste cependant maitrisé. Impacté par cet effet ciseau significatif, le résultat net consolidé des quatre banques locales est en chute (- 12,9 % soit -1,1 milliard de F CFP) et s’établit à 7,1 milliards de F CFP, soit son plus bas niveau depuis 2009.Perspectives 2019 : tensions et résiliences, arbitrées par le secteur nickelEn 2019, compte tenu de l’agenda politique et institutionnel, le manque de visibilité devrait continuer de peser sur le climat général, entrainant une accentuation des tensions sur le marché de l’emploi et une poursuite de la dégradation des comptes sociaux.Pour autant, certains éléments favorables tels que la baisse des prix (notamment dans l’alimentaire), les taux d’intérêt bas, la remontée du cours du nickel, la poursuite de la dynamique d’investissements verts (énergies renouvelables, infrastructures de gestion des déchets et d’assainissement), ou encore le déblocage de chantiers structurants (projet Lucy en premier lieu, mais aussi le Hilton à Lifou, le Carré Rolland, le centre médical du Pacifique, le cinéma de Dumbéa…) seront à nouveau de nature à entrainer une certaine résilience de l’économie.Au delà des horizons courts liés aux échéances successives, le rebond de l’économie calédonienne pourrait buter sur le manque de moteurs de relais pouvant succéder à des secteurs d’activité dont les marchés deviennent de plus en plus matures (logement intermédiaire par exemple). Le secteur Nickel, dont les enjeux et les risques deviennent de plus en plus importants pour l’économie calédonienne, sera à nouveau déterminant pour aider l’économie à passer le cap d’un retour à des horizons plus longs, à une confiance retrouvée et à l’essor de nouvelles sources de croissance.Toutes les publications de l’IEOM sont accessibles et téléchargeables gratuitement sur le site www.ieom.frSource IEOM