« Une alternative face à l’urgence sociale et écologique » « Cafat / santé » LNC 10.05.2019

« Une alternative face à l’urgence sociale et écologique » « Cafat / santé » LNC 10.05.2019

Ne demandez pas à Martine Cornaille si elle se positionne du côté du oui ou du non à l’indépendance, elle répondra à côté. « Le climat ? Est-ce un sujet indépendantiste ou loyaliste ? La santé ? Indépendantiste ou loyaliste ? La biodiversité ? Indépendantiste ou loyaliste ? ». À 63 ans, connue pour son engagement à la tête d’EPLP et pour son franc-parler, Martine Cornaille, qui tire la liste de l’Alliance citoyenne pour la transition démocratique, écologique et solidaire (Act), a décidé de quitter le monde associatif pour la vie politique avec l’ambition de « réformer le système de l’intérieur ». Act, dont les cinquante noms de la liste incarnent « la diversité ethnique, géographique et de métiers » du pays, s’appuie autour de quatre piliers : « rendre le pouvoir aux citoyens, placer la protection de la santé et de l’environnement au-dessus de toute considération, investir dans l’éducation et lutter contre les inégalités ».Facile à dire, plus compliqué à mettre en oeuvre. Martine Cornaille et ses colistiers proposent ainsi, pêle-mêle, d’« interdire le cumul des fonctions électives et professionnelles », d’« installer un second enseignant dans les classes de CP puis de CE1 », de « légaliser sans délai le cannabis à usage thérapeutique », de « relever le SMG à 160 000 francs », de « taxer l’exportation des capitaux », de « sortir du tout nickel », d’« interdire la vente de chiens et de chats entre particuliers », d’« envisager de donner un pouvoir de police aux coutumiers », d’« instaurer la gratuité des transports en commun dans le Grand Nouméa »… La tête de liste en est persuadée, « les Calédoniens ont besoin d’une alternative » face à l’« urgence sociale, démocratique et écologique ».Depuis des mois, elle mène « une campagne de terrain » pour « convaincre le plus possible » « même si on ne lutte pas à armes égales avec les gros partis ». Les 5 000 voix synonymes d’élus ? « On y croit ! », lance celle qui refuse qu’on « lui colle une étiquette politique ». « Il y a des mesures qu’on propose qui sont incompatibles avec la constitution. Soit il y a une modification de la loi organique, soit ce n’est pas possible et on en tirera toutes les conséquences. Aujourd’hui, nous n’excluons rien », déclare Martine Cornaille qui s’est associée à une quinzaine de représentants coutumiers pour battre campagne.

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