Une liste pour un « plan d’urgence économique », « Cafat / régime » LNC 10.05.2019

Une liste pour un « plan d’urgence économique », « Cafat / régime » LNC 10.05.2019

Deuxième liste sans choix institutionnel dans le Sud, le programme de la liste Construire autrement, issue de la société civile et emmenée par Joël Kasarherou, 55 ans, s’articule autour des questions économiques, principalement, et milite pour l’équité sociale et l’éthique en politique.Joël Kasarherou, issu du milieu scientifique et plus récemment l’un des acteurs de la mise en place de l’Observatoire du numérique, ancien élu de la CCI et du Comité consultatif d’éthique de la Nouvelle-Calédonie pour les sciences de la vie et de la santé, milite pour un plan d’urgence économique. La liste Construire autrement entend réduire la dépense publique – notamment par un gel de l’emploi et la réduction de l’emploi des contractuels – et mettre en place un moratoire de la dette. Ce plan de relance économique s’appuierait aussi sur un abaissement des charges du travail et la création d’une microtaxe sur les flux financiers, « afin de collecter 10 milliards CFP » qui permettraient d’alléger les charges salariales et patronales et de renflouer le Ruamm et la Cafat.Ce programme prévoit la taxation des opérations interbancaires, « pour ne taxer ni le travail, ni la consommation », et la refonte du chèque emploi service pour étendre la possibilité de son recours aux branches professionnelles exclues de ce dispositif – construction, bâtiment et travaux publics.Construire autrement se positionne aussi pour l’éthique en politique : la liste souhaite qu’un responsable politique soit évalué annuellement sur la réalisation de son programme par un jury tiré au sort.« La priorité de notre liste, déclare Joël Kasarherou, sera de rétablir la confiance qui est brisée, d’abord par un plan anticorruption au niveau politique. Conjuguer exemplarité, transparence et évaluation de l’action, pour rétablir une relation démocratique entre les citoyens et les politiques et renouer la confiance dans les institutions. » Troisième pilier du programme : l’équité sociale, par une baisse maximum des prix et la création de concurrence au niveau des centrales d’achat pour redonner du pouvoir d’achat aux bas salaires. « Nous souhaitons redonner de l’ambition, de l’espoir et des emplois à nos jeunes », résume Joël Kasarherou.

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