Jour : 13 mai 2019

En savoir plus sur la leptospirose, « Cafat / santé » LNC 13.05.2019

Cyrille Goarant a rappelé que le risque est sept fois plus élevé en province Nord.Une trentaine de personnes ont répondu présent, vendredi à 18 heures, au rendezvous lancé par l’institut Pasteur pour en savoir plus sur la leptospirose en Nouvelle-Calédonie et sur la zone VKP. La conférence s’est déroulée à l’auditorium du complexe culturel de Koné, en partenariat avec l’AFMI (Association de formation de musiciens Intervenants) et la bibliothèque Bernheim.UN RISQUE PLUS ÉLEVÉLa leptospirose est « une maladie bactérienne pathogène présentedans le monde entier », a expliqué le docteur Cyrille Goarant, chercheur de l’unité de recherche et d’expertise sur la leptospirose, à l’institut Pasteur de NouvelleCalédonie. « Elle est l’une des pathologies infectieuses majeures de la Nouvelle-Calédonie. » Maladie endémique, puisque des cas sont diagnostiqués tout au long de l’année, ses poussées épidémiques surviennent surtout durant les mois chauds et pluvieux. La leptospirose est commune à l’homme et aux animaux, elle est responsable de plus d’un million de cas par le monde, dont presque 60 000 morts par an. Le risque est 7 fois plus élevé en province Nord qu’en province Sud. La province des Îles étant quasiment épargnée par la maladie.La transmission à l’homme n’est pas seulement due à l’urine des rats, comme l’idée répandue le laisse croire, elle se fait souvent par contact avec un environnement contaminé, aux champs ou en rivière.C’est aussi pour cela que les épidémies sont plus nombreuses lorsque les pluies fortes ruissellent et que les rivières débordent.L’eau contaminée est traversée par les gens en claquettes, voulant sauver le voisin, le chien ou leur voiture. Une fois infecté, le malade développe les symptômes entre 4 à 14 jours. « Afin de réduire la difficulté de traitement, car les formes graves nécessitent une hospitalisation, et le risque de mortalité, il faut, dès les premiers signes, qui sont identiques à ceux d’une grosse grippe ou d’une dengue, aller chez le médecin, qui prescrira des antibiotiques », a souligné Cyrille Goarant.

– RETRAITES : LA POLITIQUE S’INVITE DANS LE DÉBAT, « Cafat / régime » Made In 11.05.2019

À l’approche des provinciales, la question des retraites prend vite une autre tournure. Les esprits s’échauffent, et pourtant, les études et les chiffres manquent pour proposer de réelles pistes de réflexion.Au gouvernement, aucun projet concret n’a été avancé quant à la question des retraites complémentaires. On entend plutôt ouvrir les discussions. Mais une autre raison…
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RETRAITES : LA POLITIQUE S’INVITE DANS LE DÉBAT, « Cafat / régime » Made In 11.05.2019

À l’approche des provinciales, la question des retraites prend vite une autre tournure. Les esprits s’échauffent, et pourtant, les études et les chiffres manquent pour proposer de réelles pistes de réflexion.Au gouvernement, aucun projet concret n’a été avancé quant à la question des retraites complémentaires. On entend plutôt ouvrir les discussions. Mais une autre raison peut, sans doute, expliquer cette position attentiste. En effet, le membre du gouvernement en charge de la protection sociale, Christopher Gygès (Les Républicains calédoniens et plus récemment directeur de campagne de L’Avenir en confiance), s’oppose à la remise en cause du système actuel. « En tant que membre du gouvernement en charge de la protection sociale, je ne suis pas favorable au transfert à la Nouvelle-Calédonie de la gestion des retraites complémentaires. Je me joins aux partenaires sociaux sur cette question. La solidarité nationale garantit le versement à terme de ces retraites et nous protège de toute tentative locale d’utilisation de ces fonds à d’autres fins que le paiement des pensions », expliquait-il en février dernier depuis son bureau au gouvernement. Mais le jeune membre du gouvernement ne ferme pas la porte au débat. « Néanmoins, le dispositif peut sans doute être amélioré et je soutiendrai toutes les initiatives des partenaires sociaux pour faire davantage profiter la Nouvelle-Calédonie et les Calédoniens de l’utilisation des réserves de cette caisse », a-t-il nuancé. Mais du côté de la présidence, on maintient la pression : « J’appelle à des discussions avec les partenaires sociaux, et que soit engagé le travail juridique et technique nécessaire à la réforme de ce système injuste », écrivait Philippe Germain dans un communiqué le 28 janvier.« UNE DÉMARCHE POLITICIENNE »Les propos de Philippe Germain ont, dès l’année dernière, fait réagir une bonne partie des partenaires sociaux. Plusieurs syndicats de premier rang, dont l’Usoenc, partagent cette ligne et se disent prêts à se mobiliser pour défendre le régime, comme c’est aussi le cas du Syndicat des retraités de Nouvelle-Calédonie. Parmi les personnalités impliquées dans cette problématique, Raphael Guesquiere, ancien administrateur CRE et ancien président et vice-président de la Cafat de 2007 à 2010. Selon le spécialiste de la question, le discours de Philippe Germain s’inscrit dans une « démarche politicienne » et s’appuie sur des chiffres mal maîtrisés. « Les 20 milliards ne sont pas perdus, puisqu’ils ont été transformés en points et attribués aux salariés qui ont payé les cotisations. D’autre part, ils couvrent globalement tous les points gratuits attribués pour les carrières d’avant 1995 », explique Raphael Guesquiere qui souhaite également insister sur le bon fonctionnement actuel. « La CRE-Ircafex ne fonctionne pas en caisse fermée, elle entre dans la Fédération des caisses que constitue l’Agirc-Arrco. Ce qui génère des règles de mutualisation des cotisations suivant la démographie de chaque caisse. Les salariés calédoniens représentent une population relativement jeune. La solidarité et la mutualisation permettent ainsi de limiter les risques à long terme », a-t-il expliqué lors de la séance ouverte au Congrès du 14 janvier dernier, une séance dédiée aux questions orales au gouvernement. Pour l’ancien directeur de la Cafat, les futures élections provinciales de mai 2019 ne sont pas pour rien dans ce vif débat.LES ATTENTES DES PARTENAIRES SOCIAUXÀ l’issue d’une commission paritaire sur les retraites Cafat le 11 mars dernier, les organisations patronales calédoniennes et une majorité des syndicats représentatifs ont réaffirmé leur volonté de réformer le régime de retraite de base des salariés du privé. Dans une lettre adressée au gouvernement, la CPME, le Medef, l’U2P-NC, l’Usoenc, l’UT CFE-CGC et la Cogetra ont dessiné les contours de la réforme qu’ils recommandent « pour pérenniser le régime Cafat et assurer le versement des pensions au long terme aux retraités et futurs retraités ». Entre autres mesures demandées, sous réserve de validation par une étude à venir, le décalage progressif de l’âge de départ à la retraite de 60 à 62 ans entre 2022 et 2026. Au final, seuls l’USTKE et la CSTC-FO contestent les choix de la majorité des partenaires sociaux.

– RETRAITES : CASSE-TÊTE AUTOUR DES RETRAITES COMPLÉMENTAIRES, « Cafat / régime » Made In 11.05.2019

Depuis quelques mois, un bras de fer entoure les retraites complémentaires et plusieurs questions sont soulevées. Faut-il revoir le lien avec le régime national Agirc-Arcco ? « D’urgence », répond Philippe Germain, président du gouvernement, qui pointe « des milliards perdus chaque année ». Du côté des partenaires sociaux, on met en garde contre des…
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RETRAITES : CASSE-TÊTE AUTOUR DES RETRAITES COMPLÉMENTAIRES, « Cafat / régime » Made In 11.05.2019

Depuis quelques mois, un bras de fer entoure les retraites complémentaires et plusieurs questions sont soulevées. Faut-il revoir le lien avec le régime national Agirc-Arcco ? « D’urgence », répond Philippe Germain, président du gouvernement, qui pointe « des milliards perdus chaque année ». Du côté des partenaires sociaux, on met en garde contre des « effets d’annonce » et contre les risques présentés par la création d’une caisse locale. Explications.Comme c’est souvent le cas, la situation de la Nouvelle-Calédonie est bien particulière. D’abord, il faut savoir que plusieurs régimes de retraite cohabitent sur le territoire. Aux régimes de base (les retraites Cafat pour les salariés du privé, ou la CLR pour les fonctionnaires territoriaux), s’ajoutent les régimes complémentaires. En 1995, un accord interprofessionnel a généralisé en Nouvelle-Calédonie, la cotisation à l’Agirc (Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés) et l’Arrco, qui ont récemment fusionné. C’est ainsi qu’a été mis en place un régime national de retraite par répartition, qui compte au total 18 millions de cotisants et 12 millions de bénéficiaires, rattachés à des caisses différentes. En Nouvelle-Calédonie, Humanis International Agirc-Arrco (HIAA, la fusion de la CRE et de l’Ircafex rassemble des salariés du Pacifique et des Français de l’étranger) couvre environ 80 % des salariés (soit près de 90 000 personnes) et près de 90 % des retraités.INTERROGATIONS COMMUNES AUTOUR DES CHIFFRESEn décembre 2017, lors de son discours de politique générale, le président du gouvernement a commencé à soulever la question des retraites complémentaires. Plus récemment, en janvier dernier, il décide de s’appuyer sur une étude qui pointe un déséquilibre entre les cotisations versées par les Calédoniens et le retour en termes de pensions.« Notre régime de retraite Cafat prélève annuellement 32,2 milliards de cotisations pour reverser 32 milliards de pensions à environ 33 300 retraités. En revanche, le régime complémentaire Agirc-Arrco prélève 28 milliards par an de cotisations pour ne reverser que 8 milliards aux retraités calédoniens. Voilà pourquoi les Calédoniens ne perçoivent au total que 9 % des pensions versées par la CRE-Ircafex, alors qu’ils contribuent à hauteur de 32 % des ressources », écrivait Philippe Germain dans un communiqué du gouvernement émis le 28 janvier dernier. « Nous devons, sans attendre, sortir de ce système et développer notre propre régime de retraite complémentaire », estime le président du gouvernement.Le débat est donc ouvert. Car, si de nombreux partenaires sociaux, administrateurs de la Caisse, dénoncent « la méthode » du président du gouvernement, chez les retraités, l’idée d’une sortie du régime inquiète foncièrement. Les 20 milliards ? « De la poudre aux yeux », pointe Bruno Heuea, le secrétaire général du Soenc-Retraites et aussi porte-parole de l’Intersyndicale des retraités. Selon lui, le chiffre serait « inexact », ne tenant pas compte de la mobilité des salariés ou des « avantages » négociés avec l’Agirc-Arrco. Mais un autre facteur est pris en compte par le gouvernement, celui de la question de la démographie qui n’est pas la même en Calédonie par rapport à la métropole. Pour Philippe Germain, « l’évolution de la démographie métropolitaine implique des ajustements réguliers que la Calédonie, plus jeune, est condamnée à subir d’année en année ». Des données qui interrogent donc et qui ouvrent la porte à toute une série de réflexions du côté des décideurs, mais aussi des partenaires sociaux…