Planter un arbre c’est bien, en prendre soin pour qu’il grandisse, c’est mieux « Cafat / (partenariat association) Institution » LNC 20.05.2019

Planter un arbre c’est bien, en prendre soin pour qu’il grandisse, c’est mieux « Cafat / (partenariat association) Institution » LNC 20.05.2019

A 8 heures du matin, de nombreuses familles étaient sur place pour mettre en terre un de 350 plants disponibles. Les enfants ont pu faire un tour de poney ou partir à la « chasse » aux champignons des sous-bois. Photos S. C.VAL-PLAISANCE. La Fête de la forêt a eu lieu samedi au Ouen Toro. L’occasion pour les associations de présenter leur système de parrainage de parcelles. Une façon d’impliquer les Calédoniens dans la durée.Mettre un petit arbre en terre est toujours satisfaisant. Mais le voir grandir et accueillir des papillons c’est encore mieux. Soutenues par la mairie, plusieurs associations environnementales ont organisé la deuxième édition de la Fête de la forêt, samedi matin, au Ouen Toro. Un événement apprécié des familles car les enfants se sentent toujours utiles en participant à une plantation. Mais une fois le paillage en place et le pied arrosé, que se passe-t-il une fois que tout le monde est rentré chez soi ? Les petits arbres, encore fragiles, doivent se débrouiller seuls et attendre que la pluie tombe pour avoir une chance d’atteindre leur taille adulte. Et les bénévoles ont bien du mal à tenir le rythme.Pour que les gens se sentent chez euxAppoline, 10 ans, et sa grande soeur Jeanne, 12 ans, ont mis en terre un Oxera sulfurea, très apprécié des oiseaux suceurs, et un croton, samedi matin. La mairie se chargera de l’entretien.Voilà pourquoi le WWF a mis en place depuis 2016 un système de parrainage. Passé les premiers mois qui faisaient plus office d’expérimentation, le dispositif est aujourd’hui bien rodé. « On ne veut plus de plantation qui ne soit pas suivie, détaille Roger Mathivet, le responsable parcelles du WWF. On préfère planter moins, mais que les gens s’approprient leur parcelle, qu’ils se sentent chez eux et qu’ils en prennent soin. »Les premiers à se lancer dans l’aventure en 2016 sont des élèves d’une classe de Segpa du collège de Normandie. Trois ans plus tard, les élèves ont changé bien sûr, mais le suivi est assuré. En 2017, Roger a accompagné dix groupes, huit en 2018 et depuis le début de l’année, neuf ont déjà confirmé leur engagement et deux sont en attente. « On a des groupes scolaires, des associations, mais aussi des institutions comme la Cafat ou des mutuelles. Et on vient d’avoir une première entreprise, on est content. » Il n’a pas encore de famille dans son listing, mais il pense que cela viendra. « Le plus petit groupe est constitué de quatre personnes sur la parcelle Zoé et elles s’occupent très bien de leur soixantaine d’arbres. »Un plan de plantationAppoline, 10 ans, et sa grande soeur Jeanne, 12 ans, ont mis en terre un Oxera sulfurea, très apprécié des oiseaux suceurs, et un croton, samedi matin. La mairie se chargera de l’entretien.Si les responsables de la parcelle peuvent venir quand ils le veulent, ils doivent tout de même assurer un minimum de présence les premières semaines. Ensuite, une visite par mois peut être suffisante. Un plan de plantation est défini avec le WWF. « On essaye d’avoir beaucoup de variétés et de planter serré. Lorsque la parcelle est en bordure de chemin, on choisit des plants agréables et compatibles avec un parc municipal. »Samedi, certains visiteurs n’avaient pas vraiment conscience de cette problématique de l’entretien. « Cela paraît logique. Dans notre jardin on s’occupe de nos plantes sinon elles crèvent. Ici, c’est pareil », opine Mireille. Honnête, elle n’était pas sûre d’avoir la disponibilité pour un tel engagement. Les pieds qu’elle a plantés samedi seront entretenus par des agents municipaux. Mais il y a fort à parier que lorsqu’elle passera au Ouen Toro, la petite Appoline viendra voir comment se porte son jeune Oxera. « J’aime bien jardiner et c’est important pour la nature. » Qui sait ? Ce petit geste lui donnera peut-être envie de s’occuper d’une parcelle plus tard.Située dans la montée, en bord de route, l’une des plus visibles reste la parcelle des Sirènes de la baie des Citrons. Celles-ci s’occupent de près de 120 arbres.Savoir +WWF : 27 50 25 ou secretariat@wwf.ncRepèresEnvie de parrainer une parcelle ?Groupe d’amis, classes d’école, de collège ou de lycée, entreprise ou institution, le parrainage de parcelles est accessible à tous. Après une visite sur le terrain, l’association attribuera une parcelle en fonction des priorités et de la taille du groupe. Il sera ensuite nécessaire de « préparer » la parcelle, c’est-à-dire de la débarrasser des espèces envahissantes, ce qui n’est pas une mince affaire. La plantation a ensuite lieu de mars à juillet. La suite est tout aussi importante. Il est en effet nécessaire d’arroser les plants en manque d’eau et d’entretenir la parcelle pour aider les pieds à grandir.Les mercredis de la pépinièreChaque mercredi de 13 h 30 à 16 h 30, des bénévoles se retrouvent au parc forestier. La pépinière du WWF les accueille pour semer, mettre en pot et entretenir des espèces endémiques de forêt sèche. Au total ce sont de 1 000 à 2000 plants qui sont produits annuellement pour être plantés dans les forêts sèches du Ouen Toro et du parc forestier. Là aussi il est possible de s’inscrire auprès du WWF.

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