Bientôt une pénurie de nickel ? LNC 01.06.2019

Bientôt une pénurie de nickel ? LNC 01.06.2019

Tesla s’attend à une pénurie mondiale de nickel, de cuivre et d’autres minéraux de batteries électriques dans un avenir proche en raison du sous-investissement dans le secteur minier, selon Reuters.
L’écho de l’alerte continue de gagner les secteurs industriels, les places boursières, et le monde des analystes. Le 2 mai dernier, à Washington aux États-Unis, lors de la conférence Benchmark Minerals Intelligence, Sarah Maryssael, cadre chez Tesla, constructeur automobile américain de voitures électriques, a prévu une implacable « pénurie des matériaux clés pour les batteries électriques » , et ce, « dans un futur proche », selon l’agence Reuters. Au premier rang desquels le nickel, le cuivre, le lithium… De fait, d’après Sarah Maryssael, les prix de ces matériaux pourraient augmenter de manière exponentielle en raison des contraintes d’approvisionnement, relaie le site phonandroid.com. La cause de cette pénurie annoncée « viendrait d’un sous-investissement du secteur minier dans les capacités de production de certaines ressources en amont de la montée prévisible des besoins liés à l’électrification des véhicules et plus généralement à l’essor des produits et des gadgets électroniques » écrit le média GNT, pour Génération Nouvelles Technologies.

VIRAGE

Un de ses confrères, novethic.fr, s’est renseigné : ces véhicules électriques consomment deux fois plus de métaux qu’une automobile thermique. « Ainsi pour déployer les 140 millions de véhicules électriques d’ici 2030, il faudra trois millions de tonnes de cuivre, 1,3 million de tonnes de nickel et 263 000 tonnes de cobalt, calcule le géant mondial de la mine BHP Billiton » . Des experts l’avaient mentionné, le marché du nickel n’est pas encore totalement prêt à ce boom des batteries pour véhicules électriques, ce secteur du métal du diable étant essentiellement tourné vers la fabrication d’acier inoxydable, le principal débouché. Les produits finis ne sont pas du tout les mêmes. Fin 2017, le sulfate de nickel ne représentait que 10% de la production mondiale de nickel.

Vale, lui, a pris le nouveau virage. « Nous étions calibrés pour fournir les aciéristes chinois en nickel. Nous sommes, là, en train de changer complètement de pied, annonçait, au début du mois de décembre, le PDG de Vale NC, Antonin Beurrier, aux Nouvelles calédoniennes. Nous voulons nous préparer, tant en qualité qu’en volume et en spécification de produit, à participer à la transformation du marché des véhicules, et notamment des batteries pour les véhicules électriques. » Cette orientation stratégique rejoint un commentaire fin mars de Jérôme Baudelet, directeur des ventes et du marketing au sein de la maison Eramet. « D’après les analystes, dès 2021, la courbe de la demande de nickel pour les batteries va être exponentielle ».

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