– Les équipes de désamiantage s’affairent à l’intérieur de Magnin « Cafat / santé » ancienne clinique Magin – maison de retraite, LNC 14.08.2019

– Les équipes de désamiantage s’affairent à l’intérieur de Magnin « Cafat / santé » ancienne clinique Magin – maison de retraite, LNC 14.08.2019

Débuté en juin, le chantier de désamiantage de la clinique Magnin doit s’achever la semaine prochaine. Une étape importante avant la démolition du lieu.

À droite, Ludovic Cochard, directeur technique chez AMPE, participe au test de fumée. Il consiste à vérifier la bonne étanchéité de la zone confinée.
Le test de fumée se déroule dans l’ancien service de radiologie, qui se trouve dans le bâtiment historique, le château Unger. Il est réalisé par l’entreprise AMPE, en charge du chantier de désamiantage, commencé début juin. « On était sur site le 9 du mois, introduit Ludovic Cochard, directeur technique chez AMPE et formateur amiante, mais on a commencé par nettoyer le site, qui était très dégradé. »

ÉVACUER LA FUMÉE EN DIX MINUTES

En effet, depuis sa fermeture, en septembre 2018, la clinique a été utilisée pour des Escape game et des exercices menés par les pompiers, mais a également été visitée et squattée. « Il y avait beaucoup de déchets et de matériel par terre, poursuit Ludovic Cochard, donc le désamiantage a vraiment commencé trois semaines après notre arrivée. » Effectué par la société LBTP, le diagnostic amiante a montré qu’il s’en cachait dans différents endroits, comme les poteaux en fibrociment, les portes d’ascenseur et la colle de carrelage. Cette dernière était notamment présente dans l’ancienne radiologie. « On a tout retiré, puis on a confiné les pièces contaminées par l’amiante », explique Ludovic Cochard. C’est là qu’un test de fumée a été réalisé la semaine dernière. Cette dernière est dispersée dans toutes les pièces. En quelques minutes, il n’y a plus aucune visibilité dans les couloirs et les pièces. Son objectif ? S’assurer que la zone est étanche et qu’aucune fibre d’amiante ne s’échappe du bâtiment. « On cherche aussi à identifier les zones mortes, là où la fumée peut rester prisonnière. Quand c’est le cas, cela signifie qu’il faut revoir le sens de circulation de l’air afin que la fumée s’échappe bien. » Elle doit s’évacuer en dix minutes. « Parce qu’il y a six renouvellements d’air par heure. » Des extracteurs d’air sont installés afin de garantir que l’air rejeté n’est pas pollué par l’amiante.

UNE MAISON DE RETRAITE ?

Le désamiantage est une étape capitale avant des travaux de démolition ou de rénovation, mais que tout le monde ne respecte pas, au grand dam d’Hervé Lemasle, gérant de la société AMPE (lire par ailleurs). L’ensemble de l’ancienne clinique doit être détruit, excepté le bâtiment historique, construit par Edouard Unger en 1898. En septembre 2018, Aurélie Magnin-Dessus, attachée de direction de la structure, rappelait l’attachement au château Unger. « C’est familial, donc on souhaite le garder. C’est symbolique, parce que c’est là que la clinique a commencé. » Construite il y a près de quatre-vingts ans, elle vit ses dernières semaines. Si aucun calendrier n’est avancé pour l’instant, la famille Magnin annonçait plancher sur un projet de maison de retraite l’an dernier. Le dossier avait reçu une réponse positive du Comité d’organisation sanitaire et sociale. La maison de retraite était alors évoquée pour 2020.

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