– La parole aux entrepreneurs à Nouméa, « Cafat / Régime « – contrôle sur absentéisme salarié certif de complaisance, LNC 10.09.2019

– La parole aux entrepreneurs à Nouméa, « Cafat / Régime « – contrôle sur absentéisme salarié certif de complaisance, LNC 10.09.2019

ÉCONOMIE. C’était hier la première des quatre étapes du grand débat entre les pouvoirs publics et les entreprises pour préparer une loi de relance économique et une autre de stabilité fiscale.
C’était hier l’acte I du grand débat sur la relance économique voulue par les nouvelles équipes au pouvoir.

Hier, à la Maison des artisans à Nouméa, Christopher Gygès, entouré par Thierry Santa, Sonia Backès et Sonia Lagarde, a animé une soirée baptisée « La parole aux entrepreneurs » devant près de 250 participants. Une deuxième soirée du même type doit avoir lieu mercredi 25 septembre à Lifou, puis lundi 30 septembre à Koné, enfin mardi 1er octobre à Bourail.

« La parole est aux entrepreneurs » : tout est dans l’intitulé. Pendant cette séquence, ce n’est pas vers les organisations patronales que le gouvernement et les pouvoirs publics ont voulu se tourner, mais bien vers les chefs d’entreprise dans leur diversité. Ils ont pu s’exprimer par petites séquences thématiques ponctuées ensuite par quelques mots de réaction et de commentaires.

Il s’agissait de recueillir les propositions, les ressentis et les avis de l’ensemble des acteurs économiques pour jeter les bases de la préparation de deux lois sur la relance économique et sur la programmation fiscale.

Parmi les outils espérés comme susceptibles d’aider une relance économique, l’instauration d’un guichet unique et en ligne pour simplifier la création des entreprises. Autre instrument nécessaire, la mise en place d’un bouclier qualité/prix pour amortir la sortie de la période d’encadrement des marges qui va intervenir le 1er octobre prochain.

Ce bouclier, c’est par excellence le sujet d’actualité pour les entreprises. Elles vont sortir d’une période d’un an d’encadrement de leurs marges pour éviter un dérapage inflationniste lié à l’instauration de la TGC et nombre d’entre elles ont souffert financièrement.

Distorsion de concurrence
L’assistance était très largement composée de commerçants de l’agglomération et d’entrepreneurs de Ducos. Les questions ont donc inévitablement porté sur les travaux qui perturbent la circulation, sur la délinquance ou sur le coût des loyers. Une caviste a déploré la forte hausse des taxes sur l’alcool qui « fait chuter le chiffre d’affaires, encourage la délinquance sans faire baisser le nombre d’accidents. » Un médecin est venu regretter l’impossibilité actuelle de lutter contre les salariés qui abusent de l’absentéisme parce que la Cafat ne peut pas actuellement détecter en temps réel ceux qui multiplient les consultations pour trouver un docteur complaisant.

Autre sujet qui préoccupe de nombreux distributeurs, la distorsion de concurrence avec les géants de la vente sur internet qui, malgré les frais de transport, proposent des prix que les commerces locaux ne peuvent pas suivre.

« Si des mesures ne sont pas prises rapidement, l’e-commerce va tous nous tuer et il ne restera ici que les magasins d’alimentation. »

Les questions ont aussi largement tourné autour de la sortie de la taxe générale à la consommation. Quelles mesures pour amortir le risque inflationniste ?

Mais aussi et surtout à quel rythme seront remboursés les 3,7 à 4 milliards de TGC perçus par le gouvernement pendant la période de marche à blanc. Compte tenu de la situation difficile, Christopher Gygès a confirmé la négociation d’un emprunt pour que les choses aillent vite.

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