Une barge se retourne à Poum, 300 tonnes de minerai au fond du lagon, LNC 11.09.2019

Une barge se retourne à Poum, 300 tonnes de minerai au fond du lagon, LNC 11.09.2019

FAITS DIVERS. L’information n’avait jusqu’à présent pas été ébruitée. Ce week-end, un chaland (une barge destinée à transporter le minerai de nickel du wharf jusqu’au minéralier dont le tirant d’eau ne lui permet pas de s’approcher du quai de chargement) de la société Sonarep s’est retourné en pleine mer au large de la commune de Poum. D’après nos informations, près de 300 tonnes de minerai – la barge était chargée à ras bord – ont été déversées dans le lagon.

Personne n’aurait fort heureusement été blessé au cours de cet incident et le chaland n’a pas coulé, mais les conséquences environnementales pourraient être dramatiques.

« C’est la première fois qu’une telle chose nous arrive, indique immédiatement Victor Toulangui, directeur de la Sonarep, sous-traitant de la SLN pour la mine de Poum. Nous attendons le rapport du capitaine d’armement pour savoir précisément ce qu’il s’est passé. Il nous est difficile de commenter à ce stade. » Pour l’heure, les raisons de cet événement restent à déterminer mais Victor Toulangui évoque d’ores et déjà « la forte houle » et les « grands creux » auxquels les employés de l’entreprise ont dû faire face. « Ça peut vite arriver, continue le directeur de la Sonarep. Il suffit de mauvaises conditions, que le minerai soit mal chargé… Heureusement, le chaland a pu être récupéré, il n’a pas coulé, c’est le principal. » Du côté de la mairie de Poum, Henriette Tidjine affirme ne pas être au courant de l’affaire qui pourrait créer quelques remous sur sa commune. « Le coup d’ouest perturbe le chargement du minéralier en cours », confirme Christian Dahote, président du conseil d’administration de la Sonarep, qui avoue « ne pas avoir d’informations précises sur cet incident ». « Cela n’arrive pas qu’à nous. À Ouaco, à Kouaoua ou à Nakéty, c’est courant », ajoute Christian Dahote.

Un minerai à localiser
Outre le rapport du capitaine d’armement, la Direction de l’industrie, des mines et de l’énergie de la Nouvelle-Calédonie (Dimenc) devrait s’intéresser de près à cet incident et en déterminer les raisons. « Ce type d’incident arrive de temps à autre. Et particulièrement dans le Nord. Les autorités ne sont pas toujours au courant, certains ont intérêt à ce que ça ne se sache pas trop… », admet une source proche de ce dossier. « Nous allons avoir des discussions avec la SLN prochainement », commente Victor Toulangui. Quant aux 300 tonnes de minerai tombées à l’eau, « il va falloir les localiser au plus vite. Les récupérer ? Je ne sais pas si c’est possible. Il va falloir connaître la profondeur des fonds pour déterminer si on a les capacités de l’enlever. »

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