KNS à la croisée des chemins, LNC 09.09.2019

KNS à la croisée des chemins, LNC 09.09.2019

NICKEL. L’usine du Nord n’atteindra probablement pas ses objectifs et doit encore faire baisser ses coûts de production.
En dépit d’un cours du nickel qui s’est installé au-dessus des 17 000 dollars la tonne depuis plus d’une semaine, la situation des producteurs locaux pose toujours autant question.

Et alors que la SLN n’a pas caché avoir perdu près d’un milliard par mois depuis le début de l’année, le silence qui entoure KNS a permis à de nombreuses rumeurs de s’installer ces dernières semaines. A commencer par les doutes qui entourent la santé du four n° 1 qui avait connu une fuite de métal en fusion en juin dernier.

Fort heureusement, ce même four a pu reprendre du service très rapidement, puisque cette fuite avait eu lieu au niveau des trous de coulée et que l’intégrité de la structure n’a pas été menacée. Cet incident, qui s’était déroulé pendant le « shutdown » (baisse au maximum de la température du four pour réaliser les opérations de maintenance), a cependant retardé la remontée en puissance et, donc, la production.

Le dernier rapport semestriel de Glencore confirme d’ailleurs ce retard. Et s’il n’évoque pas précisément les chiffres de l’usine du Nord, il parle tout de même de plusieurs milliers de tonnes de retard sur la production 2018, qui était de 28 000 tonnes de nickel raffiné.

Mieux s’approprier l’outil de production
Or, le président de KNS, Kristan Staub, avait annoncé en début d’année que l’objectif « budgété » serait de 38 000 tonnes pour 2019. On sait désormais que KNS en sera loin. Une bien mauvaise nouvelle, si l’on considère que le nickel calédonien, au cours actuel, devient rentable. Selon nos informations, l’usine du Nord connaîtrait aussi des remous en interne avec les départs ces dernières semaines du vice-président en charge des opérations, Thierry Crastes (a-t-il payé pour les retards de production ?), et de la vice-présidente en charge des ressources humaines, Sabrina Marlier.

Depuis, la direction de KNS, qui aurait désormais levé les doutes qui pesaient encore sur les technologies utilisées, y compris avec la centrale électrique, chercherait à optimiser au maximum les « process » avec un outil de production qui se montre particulièrement complexe à manier, même avec des personnes expérimentées.

La seconde priorité reste bien évidemment le coût de production, bien trop élevé après les années de fortes dépenses liées au lancement de l’usine. Une recherche du moindre coût, aux alentours de 4,15 dollars la livre, qui devra se faire, selon des sources internes, sans sacrifier à la sécurité.

De vastes défis en perspective.

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