– Sport et santé : il va falloir se bouger, « Cafat / santé » LNC 13.09.2019

– Sport et santé : il va falloir se bouger, « Cafat / santé » LNC 13.09.2019

Santé. Une journée de conférence vient clore, aujourd’hui, un séminaire de formation de différents professionnels susceptibles d’inciter les gens à se bouger. Premier remède contre l’obésité et le diabète.
Le séminaire sport santé qui s’est tenu en Nouvelle-Calédonie aux mois d’août et septembre va se terminer aujourd’hui, vendredi, par une conférence qui se tiendra au Centre international sport et expertise de Koutio.

Cette opération, qui a vocation à se renouveler, est l’un des points clé du plan Do Kamo et vise à instiller des doses de sport, ou tout au moins d’activité physique, dans le quotidien du maximum de Calédoniens, quels que soient leur âge et leur état physique. Pour ce faire, l’administration, des animateurs sportifs, des médecins, des professionnels de santé et des enseignants ont participé à ces journées de formation qui doivent conduire la population à changer son mode de vie et emprunter un « parcours sport santé bien-être. Du plus jeune âge jusqu’à la perte de mobilité. » A la manœuvre, Martine Duclos, médecin et professeure d’endocrinologie à l’Université de Clermont-Ferrand. Pour elle, l’activité physique et le bien manger sont les clés de la prévention de nombreuses maladies non-transmissibles, et la solution la plus simple, quand elles s’installent, pour retarder leur aggravation.

Malades du mode de vie

Le plan sport santé bien être va cibler trois grandes catégories de population. D’abord les enfants et les personnes n’ayant que quelques facteurs de risque. Martine Duclos insiste sur l’importance qu’il y a à intégrer l’activité sportive dans ses réflexes dès le plus jeune âge. « Il y a 40 000 ans, les hommes parcouraient plus de 20 kilomètres à pied chaque jour. Aujourd’hui, nous passons nos journées assis et nos gènes ne sont pas programmés pour ça. Ce sont les mêmes qu’il y a des millénaires. Nous sommes malades de notre mode de vie. » D’où l’importance d’acquérir des comportements différents très tôt.

Deuxième catégorie, les personnes en surpoids et donc exposées au risque de diabète et d’obésité, qu’elles soient jeunes ou âgées.

Troisième catégorie, les personnes atteintes de pathologies chroniques telles que le diabète, les maladies cardiovasculaires ou les atteintes hépatiques.

Ces différentes catégories appellent des réponses sportives différentes. Mais les statistiques sont là : le cocktail inactivité, station assise et mauvaise nourriture entraîne en Calédonie un taux de surpoids de 67 %, dont 37 % de personnes obèses, lequel équivaut à une perte d’espérance de vie de dix ans, une augmentation de l’absentéisme, des souffrances, et grosso modo, un préjudice économique équivalent à 1 % du PIB.

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