Référendum : Edouard Philippe espère un accord, LNC 10.10.2019

Référendum : Edouard Philippe espère un accord, LNC 10.10.2019

POLITIQUE. Interrogé par le député Philippe Gomès à l’Assemblée nationale, le Premier ministre n’a pas caché son souhait de voir loyalistes et indépendantistes trouver un accord sur la date du second référendum.
A 48 heures de la tenue du XIXe Comité des signataires, le quatrième présidé par Edouard Philippe, le député Philippe Gomès a profité de la séance des questions au gouvernement, mardi, pour interroger le Premier ministre sur le calendrier du second référendum.

Selon l’élu calédonien, « deux dangers menacent la Calédonie : le premier tient à ceux, chez les non-indépendantistes, qui veulent customiser le calendrier des deuxième et troisième référendums en l’accélérant. Le deuxième danger tient à ceux, chez les indépendantistes, qui souhaitent customiser le corps électoral lors du deuxième référendum, en refusant l’inscription d’office des Calédoniens de statut de droit commun, nés en Nouvelle-Calédonie et pouvant attester de 3 ans de résidence ». Si cette « exclusion était acceptée », Philippe Gomès estime qu’elle constituerait « une discrimination intolérable entre Calédoniens. On ne peut détricoter pour convenance politicienne les consensus qui ont permis d’assurer la sincérité et la légitimité du résultat du premier référendum ».

Grande prudence de l’état
Sur ces deux sujets, la position de l’Etat relève d’une grande prudence. C’est ce qu’a indiqué Edouard Philippe dans sa réponse au député calédonien : « Vous connaissez comme personne la complexité des dispositions juridiques applicables dans le cadre de la procédure engagée en Calédonie. Je suis déterminé à faire en sorte que la deuxième consultation, qui a été demandée dès le mois de juin dernier, soit réussie, c’est-à-dire aussi irréprochable que la première. Nous devons donc nous reposer sur ce qui a déjà été fait. Les modifications réalisées par la loi organique de 2018 ont été d’une grande utilité. Je pense par exemple à la mise en place de bureaux décentralisés. » Au sujet de la liste électorale spéciale pour la consultation, il affirme ainsi qu’il faut « la préparer sans précipitation ». Pour ce Comité des signataires, Edouard Philippe a ainsi indiqué « que le souci du dialogue et de la recherche du consensus devait permettre de fixer la date de la prochaine consultation. » Plus technique, il a insisté sur le fait « que cette consultation était enserrée dans des limites juridiques et qu’il revenait à l’Etat la responsabilité de fixer cette date en concertation avec les forces politiques calédoniennes, en pensant aux étapes qui vont suivre ». Et il a bien saisi lui aussi que la conjugaisondececalendrieraveclecalendrier politique des échéances nationales « n’était ni sans lien ni sans impact l’un sur l’autre ». Reprenant la parole après la réponse du Premier ministre, ce qui est rare à l’Assemblée Nationale, Philippe Gomès a insisté sur le fait que « si des désaccords étaient constatés (lors de ce comité), l’Etat ne pourra pas se contenter d’être greffier mais devra être acteur du processus ».

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