– Querelle de date au Comité des signataires LNC 11.10.2019

– Querelle de date au Comité des signataires LNC 11.10.2019

Quelle date pour le deuxième référendum, à quand le troisième s’il doit avoir lieu ? Avant ou après la présidentielle de 2022 ? Le XIXe Comité des signataires s’est ouvert sur des positions très divergentes des groupes politiques calédoniens.

Evolution politique et institutionnelle et préparation de la deuxième consultation étaient à l’ordre du jour jeudi après-midi à Paris.
Le Comité des signataires s’est ouvert jeudi matin à Paris (18 heures à Nouméa) avec, en toile de fond le choix d’une date pour le deuxième référendum et le choix d’une époque pour le troisième : la présidence Macron, soit avant avril 2022, ou une autre mandature nationale, soit au deuxième semestre 2022 ou même plus tard.

Cette fois, toutes les formations politiques siégeant au congrès ou au gouvernement étaient présentes : le FLNKS en formation large, mais unitaire, Calédonie ensemble avec ses trois parlementaires et Philippe Michel, secrétaire général du mouvement, et bien sûr l’Avenir en confiance dans ses différentes composantes ainsi que l’Eveil océanien avec Vaimu’a Muliava.

Comme de coutume, c’est le Premier ministre qui a ouvert la séance par une allocution. Le premier thème évoqué ensuite devait être d’ordre économique et social pour faire suite à la réunion de la veille à la Maison de la Nouvelle-Calédonie.

Certaines questions abordées mercredi pourraient faire l’objet d’un avenant à l’actuel contrat de développement. A l’ordre du jour de l’après-midi, l’évolution politique et institutionnelle et la préparation de la deuxième consultation.

INSCRIPTIONS D’OFFICE

Il résulte des premiers contacts qu’ont eus les élus calédoniens avec les représentants de l’État que la fourchette de dates retenue va de juillet 2020 à novembre 2020 au plus tard. Edouard Philippe a déclaré à l’Assemblée nationale qu’il fallait préparer cette consultation « sans précipitation ». Et, si possible, sans trop fâcher l’Avenir en confiance qui veut aller au plus vite, ni les indépendantistes qui veulent prendre tout leur temps. La question qui pourrait aussi agacer l’Avenir en confiance est celle du troisième référendum. Avant ou après l’élection présidentielle ? Si ce devait être après, nul doute que le camp majoritaire chez les loyalistes fera le forcing pour que la troisième consultation ne soit pas binaire, pour ou contre l’indépendance, ce qui créerait une nouvelle fracture selon Virginie Ruffenach du Rassemblement-LR, mais un référendum qui jetterait les bases d’un statut pérenne pour la Nouvelle-Calédonie.

Autant dire que dans cette affaire, l’État marche sur des oeufs.

Des oeufs très fragiles puisque les non-indépendantistes parlent d’une même voix pour réclamer que le principe de l’inscription d’office, comme en 2018, des natifs justifiant d’au moins trois ans de résidence sur la liste spéciale soit maintenu, ce que contestent les indépendantistes.

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