Le Palika vante l’indépendance avec partenariat, l’UC ne veut pas de divisions, LNC 09.11.2019

Le Palika vante l’indépendance avec partenariat, l’UC ne veut pas de divisions, LNC 09.11.2019

Les deux locomotives du FLNKS, le Palika avec Jean-Pierre Djaïwe et l’Union calédonienne avec Daniel Goa, tiennent leur congrès annuel respectif à Ouvéa, ce week-end.
A Ouvéa, en ouverture de leur congrès respectif, le Palika a indiqué qu’il compte toujours travailler sur la voie du partenariat avec la France, tandis que l’UC ne souhaite pas voir une période de tensions préréférendaire au sein de la mouvance indépendantiste. ■ Le Palika pour une nouvelle relation

« L’enjeu est capital » et « la victoire est possible » le 6 septembre 2020, date du deuxième référendum d’autodétermination. « Mais il faut aller la chercher », a encouragé Jean-Pierre Djaïwe, porte-parole du Palika, par ailleurs membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, hier matin, en ouverture du 44e congrès du parti, à Ouvéa à la tribu de Nimëhë. Avec les analyses réalisées à l’issue de la première consultation le 4 novembre 2018, responsables et militants devront ce week-end en terre Iaaï « définir la stratégie la meilleure qui soit pour pouvoir faire la différence ». Des points relatifs au contenu du projet d’accession à la pleine souveraineté méritent d’être approfondis, « sur les plans économique, social et de la gouvernance » . Autre « préoccupation » , « les moyens à mettre en oeuvre pour mener une campagne qui va toucher l’ensemble de nos populations » .

Une ligne avait émergé au 42e congrès à Poum en novembre 2017, et le Palika promeut toujours cet axe à étudier ce week-end à Nimëhë : « établir avec la France un partenariat librement consenti » . Or le mot d’ordre du congrès invite à « détacher définitivement les liens avec la puissance de tutelle » . Selon Jean-Pierre Djaïwe, il n’y a là rien de contradictoire, puisque le projet soutient la création d’une relation nouvelle « de pays indépendant à pays indépendant » . Le Palika voit « une nation pluriculturelle » qui corrigera en profondeur « un modèle économique devenu aujourd’hui obsolète » .

■ L’UC pour la cohésion

A Wadrilla, tribu où se situe la tombe des dix-neuf militants indépendantistes morts lors de l’assaut de la grotte le 5 mai 1988, Daniel Goa a aussi dépeint « une société structurellement injuste » , quelques minutes plus tôt. Et « l’accession à la pleine souveraineté est une étape nécessaire à la construction d’un nouveau modèle », a appuyé le président de l’Union calédonienne, au lancement du 50e congrès annuel.

Avec deux échéances de poids, l’année 2020 est « capitale » . Néanmoins, « la lutte légitime pour la conquête du pouvoir institutionnel ne doit pas être source de divisions mais doit démontrer aux Calédoniens notre capacité à faire vivre un pays démocratique », a ajouté l’élu du Nord. « Les élections municipales de mars 2020 doivent être pour nous l’occasion d’accroître notre audience et la visibilité du mouvement indépendantiste par une démarche concertée en allant au contact de chaque citoyen dans la perspective de l’échéance du 6 septembre 2020. » La crainte est en effet connue : que les municipales relancent ou accentuent des rivalités locales entre partisans pro-Kanaky, ce qui nuirait à la démarche engagée pour le 4 novembre 2018. D’après Daniel Goa, « il n’y a pas de place pour la division et les ambitions » .

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