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Auteur : LReport

Le mystère demeure autour de l’échouage de dauphins à Prony, LNC 20.08.2019

Des prélèvements ont été effectués, hier, sur l’un des neuf dauphins retrouvés morts, dimanche, en baie de Prony. Si les résultats se font encore attendre, la province exclut d’emblée l’hypothèse d’une pollution industrielle.

Les six cadavres non conservés ont été enfouis dans une fosse avec de la chaux par les services municipaux du Mont-Dore. Un procédé habituel pour traiter les carcasses d’animaux retrouvées dans le pays.
Une foule de questions et peu de réponses au lendemain de l’échouage massif de dauphins en baie de Prony, où, sur les onze mammifères retrouvés, seuls deux ont pu être sauvés par des plaisanciers. Un phénomène assez rare et d’autant plus inattendu que l’espèce en question – du genre stenella – ne vit habituellement pas dans le lagon. « On l’appelle plus communément le dauphin blanc et bleu. C’est un animal pélagique, c’est-à-dire qu’il vit sur les grands fonds, au large. On le retrouve dans toute la bande intertropicale et même en Méditerranée, explique Claire Garrigue, scientifique à l’IRD, spécialiste des cétacés, qui s’est rendue sur place, dimanche. Ces dauphins vivent en grands groupes, parfois par centaines. Comme ils vivent dans le Pacifique, il n’est pas surprenant de les trouver dans les eaux calédoniennes, mais pas à l’intérieur du lagon. C’est une espèce qui n’a rien à faire dans ce milieu. Cela prouve bien qu’il y a eu un problème. Reste à savoir lequel. »

Car les parts d’ombre ne manquent pas dans cette affaire, en particulier

en raison de l’aspect de l’un des cétacés, recouvert de cloques. « La majorité paraissaient quand même en bon état, assure la scientifique, qui liste certaines hypothèses. Un échouage en masse n’est pas naturel. Cela est parfois dû à un problème de santé ou à un traumatisme au niveau des oreilles qui entraîne une perte de repères. Chez des espèces très sociales, cela peut se produire lorsque le leader est malade et que les autres suivent. Par exemple, lors de l’échouage de baleines en baie de Prony en 2013, les analyses avaient révélé la présence d’un morbillivirus, qui en était responsable. »

C’est pourquoi la province Sud a ordonné, hier, la nécropsie (comprenez l’autopsie) du dauphin présentant des cloques dans une clinique vétérinaire du Mont-Dore et la conservation de deux dauphins juvéniles à l’Aquarium des lagons en vue d’analyses complémentaires, si besoin.

A LA RECHERCHE D’UN SPÉCIALISTE

« Des prélèvements de parties de peau, de sang, l’analyse du contenu de l’estomac, etc. sont effectués, détaille Karine Lambert, directrice de l’environnement à la province Sud. Nous sommes également en contact avec un réseau de scientifiques internationaux avec qui nous partageons des photos et des informations afin d’identifier un spécialiste de cette espèce, ce qui est difficile à trouver. On attend ces expertises qui nous permettraient d’affiner nos prélèvements et nos analyses. »

Mais d’ores et déjà, la Maison bleue « exclut » l’hypothèse d’une pollution industrielle dans le lagon. « Si cela avait été le cas, pourquoi seulement cette espèce de dauphins aurait-elle été touchée ? Car aucune mortalité chez d’autres poissons ou crustacés n’a été observée, insiste Karine Lambert.

Beaucoup de questions se posent. A ce stade, nous creusons et nous nous donnons les moyens de trouver une explication. Mais ce genre de phénomènes se produit partout à travers le monde et on n’a souvent que peu de réponses. On n’est pas toujours en capacité de comprendre ces échouages. »

La réaction de Vale NC
Sur les réseaux sociaux, notamment, de nombreux Calédoniens ont pointé du doigt l’industriel minier, dont l’usine se trouve à proximité immédiate de la baie. Hier, dans un communiqué, Vale NC a assuré qu’ « aucune pollution industrielle du milieu marin n’a été observée » dans la zone.

« L’ensemble des mesures réglementaires des impacts marins de Vale NC sont strictement conformes et une vérification du trafic des navires, déclenchée immédiatement après l’échouage des dauphins, le 18 août, a confirmé que leur activité était normale. » L’industriel ajoute : « En toute hypothèse, l’échouage d’une sélection d’individus d’une espèce pélagique du grand large, se déplaçant rapidement, ne peut être imputé à une pollution accidentelle localisée. » Par ailleurs, Vale NC assure que « les échouages de cétacés sont relativement fréquents dans la zone ouest de la baie de Prony et ceux-ci sont connus depuis bien avant l’installation du port de Prony et de Vale NC. La face ouest de cette baie est ouverte sur la grande voie d’entrée des courants du large via la passe de la Havannah et le canal de la Havannah. » Ce que ne nie pas Claire Garrigue, de l’IRD :

« Ce n’est pas totalement faux. Plusieurs espèces se sont échouées dans cette grande baie, qui agit un peu comme un entonnoir ouvert sur le large. »

– Les premiers pas d’une coopération économique prometteuse avec Fidji, LNC 20.08.2019

Le premier business forum entre Fidji et la Nouvelle-Calédonie s’est terminé sur une note positive avec l’ouverture de voies de coopération bilatérale dans divers secteurs. Ils étaient nombreux à la conférence de presse dans les locaux du gouvernement. Une première rencontre encourageante. Au retour de la mission économique qui s’est déroulée du 30 juillet au…
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Les premiers pas d’une coopération économique prometteuse avec Fidji, LNC 20.08.2019

Le premier business forum entre Fidji et la Nouvelle-Calédonie s’est terminé sur une note positive avec l’ouverture de voies de coopération bilatérale dans divers secteurs.

Ils étaient nombreux à la conférence de presse dans les locaux du gouvernement.
Une première rencontre encourageante. Au retour de la mission économique qui s’est déroulée du 30 juillet au 1er août à Fidji, la délégation calédonienne, composée d’une quarantaine de membres du cluster New Caledonia Trade and Invest (NCT&I), de Christopher Gygès, membre du gouvernement en charge de l’économie et du commerce extérieur et de Roch Wamytan, président du congrès, se félicite des bons résultats et des perspectives ouvertes suite aux discussions avec leurs partenaires fidjiens. « Nous avons reçu de la part de nos amis fidjiens un accueil sympathique. Ceux-ci étaient intéressés par les compétences que pouvait offrir la Calédonie » , affirme Christopher Gygès qui a rappelé à cette occasion la volonté du gouvernement actuel d’accompagner les entreprises calédoniennes dans leurs démarches pour s’affirmer sur les marchés étrangers.

Les partenaires s’accordent à dire que la coopération économique entre les deux archipels ne peut que leur être bénéfique et qu’elle offre à Fidji une alternative aux pays plus puis

sants de la zone tels que l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Un accord de partenariat a notamment été signé entre NCT&I et la Fédération du commerce et des employeurs de Fidji (FCEF) en vue de l’échange d’informations et de coopération dans des secteurs qui ont été qualifiés de prioritaires.

SANTÉ ET AGRICULTURE…

Les discussions entre les acteurs de la santé du forum ont abouti sur la possibilité de l’envoi de personnel calédonien pour développer les compétences locales, l’accueil d’Evasan et la prise en charge de patients fidjiens sur le territoire ainsi que la fourniture de matériel médical. Concernant l’agriculture, un protocole d’accord a été signé entre le ministre de l’Agriculture fidjien, Mahendra Reddy et le vice-président de NCT&T, Zoltan Kahn, en vue du développement de coopérations et d’échanges concernant la génétique bovine et le matériel végétal. Ce dernier précise qu’ « il y a à Fidji un besoin immédiat, clair, sur une filière d’excellence calédonienne qu’est la filière bovine. » Il a aussi été évoqué le développement d’investissements agricoles calédoniens sur le territoire fidjien.

CONSTRUCTION ET MINE…

Les besoins considérables dans le secteur de la construction ont débouché sur plusieurs projets d’aménagement de construction ou de rénovation de logements sociaux, de structures hôtelières et routières, mais aussi d’espaces verts. Le secteur minier a lui aussi été au centre des débats puisqu’il a été annoncé qu’un soutien sera apporté à Fidji dans le cadre de l’élaboration de son futur code minier et dans la réflexion sur ses implications environnementales. Les acteurs concernés ont par ailleurs évoqué d’éventuels investissements calédoniens dans de nouveaux projets miniers portant sur l’exploitation de l’or et du cuivre à Fidji. Si pour l’instant ces projets ne sont qu’en phase de discussion, les acteurs économiques et institutionnels calédoniens ont désormais pour objectif de concrétiser ces nouvelles relations en invitant leurs partenaires fidjiens à se rendre sur le Caillou pour se faire une idée des réalisations faites dans les domaines évoqués précédemment.

– Le sport vecteur de prévention et de soin, « Cafat / santé » LNC 20.08.2019

Hier soir, Jean-Pierre Djaïwé, membre du gouvernement en charge des sports, a ouvert le séminaire. A la suite de l’adoption du plan stratégique de la pratique sportive en Nouvelle-Calédonie et du Plan de santé calédonien « Do Kamo, être épanoui ! » , un séminaire sport et santé se déroule depuis hier et jusqu’au 6…
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Le sport vecteur de prévention et de soin, « Cafat / santé » LNC 20.08.2019

Hier soir, Jean-Pierre Djaïwé, membre du gouvernement en charge des sports, a ouvert le séminaire.
A la suite de l’adoption du plan stratégique de la pratique sportive en Nouvelle-Calédonie et du Plan de santé calédonien « Do Kamo, être épanoui ! » , un séminaire sport et santé se déroule depuis hier et jusqu’au 6 septembre à Nouméa afin de réfléchir à mieux concilier ces deux domaines. En effet, les activités physiques et sportives peuvent être recommandées et même prescrites à certains patients, en particulier pour les personnes sédentaires, celles présentant des facteurs de risques ou les malades chroniques. « Le sport n’est alors pas vu avec un objectif de performance, mais plutôt comme un médicament, un soutien et une motivation pour les gens qui ne bougent plus ou peu » , explique Marie-Liesse Dovergne, directrice de l’association EfFORMip.

L’association, actrice de la prescription d’activités sportives pour les porteurs de pathologies chroniques, est venue de France métropolitaine pour animer et coordonner le séminaire. Les deux plans Pays portent un projet territorial commun visant à coordonner et structurer le développement de l’activité physique et sportive comme vecteur de prévention et de soin. Des formations qualifiantes seront ainsi proposées aux professionnels du domaine médical et du sport.

PAS SEULEMENT DE LA COMPÉTITION

Le but du séminaire est d’appréhender les enjeux de l’activité physique pour la santé et de former des intervenants pour animer les futures sessions. « Le sport ne doit pas être seulement de la compétition ou une course aux médailles, c’est aussi important au bien-être des gens. Il est nécessaire de développer des activités physiques dans un but social et médical avec des acteurs et des relais locaux, en particulier pour lutter contre l’obésité et le surpoids » , a souligné Jean-Pierre Djaïwé, membre du gouvernement en charge des sports.