Catégorie : PERSONNALITES

– RRB L’INVITE DU MATIN Jean-Rémy Buraglio, le président du Conseil d’Administration de la CAFAT – 30.08.2019

Le sauvetage du Ruamm, mais aussi une éventuelle réforme de la gouvernance : la protection sociale et le système de santé seront 2 dossiers qui vont probablement occuper le devant de la scène dans les semaines qui viennent. Podcast : https://rrb.nc/podcast/invite-du-matin-30-08-19

Facebook utilisateur, VKP Coup de Gueule / Coup de Coeur 31.03.2019

Le RUAMM au pied du mur CAFAT-MEDEF : mais il est où José ? Le président de la CAFAT doit 52 millions… à la CAFAT !

« Les enjeux de cette rentrée sont importants », LNC 05.02.2019 – « CHRISTOPHER GYGES »

Avec la réforme de la licence cette année, Gaël Lagadec, président de l’UNC espère faciliter la transition entre le lycée et l’université, afin d’offrir aux nouveaux étudiants « toutes les conditions de réussite ».
Les Nouvelles calédoniennes : Y a-t-il une tendance à la hausse des effectifs d’une année sur l’autre ?
Pour ce qui est comparable, et donc significatif, nous avons déjà à ce jour une hausse de 5% des primoinscriptions en première année.

Quel bilan faites-vous de l’année précédente ?
Au niveau de la recherche, nous avons continué une double structuration. D’une part, celle du Cresica (*), favorisant un rapprochement accru entre l’UNC et l’IRD, notamment avec la venue en avril du p-dg de l’institut, Jean-Paul Moatti. D’autre part, il y a le Piurn (réseau de recherche des universités du Pacifique insulaire), dont nous assurons maintenant la coprésidence. Côté formation, l’essentiel a concerné la préparation de la réforme Trec, avec un travail considérable effectué par les enseignants et les enseignants-chercheurs sous le pilotage de Pascal Pagand, en charge des formations.

Le taux d’échec en licence s’explique par les difficultés des étudiants à identifier les exigences universitaires.

Le partenariat avec Polytech-Nice, pour nos cycles de préparation aux grandes écoles, la première promotion de licence en province Nord (aux résultats très encourageants), le développement de formations au Vanuatu ou encore celui de nos presses universitaires sont autant de sources de satisfaction.

Cette rentrée est aussi marquée par la mise en service du pôle de recherche.
C’est le point majeur au niveau des infrastructures : l’achèvement de Sigma (pôle de recherche et de pédagogie innovante). D’un investissement de 1,7milliard, il a été financé pour moitié sur nos ressources propres, le restant par les partenaires du contrat développement (Etat, pays, provinces) et par l’OPT à travers notre récente fondation universitaire.

Qu’attendez-vous de la réforme de la licence mise en œuvre cette année ?
L’objectif est d’avoir un parcours standard en trois ans et demi pour améliorer la réussite en licence.

L’abandon dès les premiers mois, voire les premières semaines, et le taux d’échec en licence s’expliquent notamment par les difficultés des étudiants à identifier les exigences universitaires. Il y a une différence entre le niveau de travail suffisant pour obtenir le bac et celui nécessaire pour réussir en autonomie à l’université.

La nouvelle offre de licence Trec introduit un dispositif global d’aide à la réussite, particulièrement sur le premier semestre. L’idée, c’est de faciliter la transition entre le lycée et l’université, tout en mettant en place la transition vers des pédagogies innovantes et numériques. Pour les bacheliers les plus motivés et les mieux armés, Trec 5 permet d’obtenir une licence en deux ans et demi, et donc de gagner un an par rapport à un cursus fait en Métropole. Je rappelle que pour cette réforme, nous avons répondu à un appel à projets national du Programme des investissements d’avenir « Nouveaux cursus à l’Université » avec un jury international, avec à la clé un financement de 720millions de francs sur dix ans.

Justement, où en est le pôle d’encadrement pour les trajectoires Trec ?
Nous venons de recruter un conseiller d’orientation et d’insertion professionnelle et trois jeunes en tant que chargés d’enseignement pour accompagner, par un encadrement de proximité, les nouveaux entrants en Trec 7. Des vacations de psychologue vont aussi se mettre en place.

Comment appréhendez-vous cette nouvelle rentrée avec la mise en place de la réforme ?
Les enjeux sont importants, les rythmes d’apprentissage, plus progressifs en trois ans et demi, sécurisent le parcours des étudiants.

Vu l’ampleur de la réforme, nous serons confrontés à un certain nombre de problèmes, inévitables.

J’imagine que, vu l’ampleur de la réforme, nous serons confrontés à un certain nombre de problèmes, inévitables, à résoudre au fil de leur apparition. Sans jamais perdre de vue notre objectif : offrir aux étudiants toutes les conditions de la réussite.

Un mot aussi sur le nouveau dispositif Parcoursup. C’est un outil précieux, qui va vers une plus grande transparence du recrutement post-bac, et vers une orientation accompagnée des candidats.

La dématérialisation de la procédure, couvrant la quasi-totalité des formations post-bac, est une réelle avancée pour les lycéens. L’an passé, ils devaient encore monter des dossiers papier ou se déplacer pour répondre aux procédures de recrutement.

Y a-t-il de nouveaux partenariats en perspective ?
Je dirais que le lancement du diplôme d’université « Enseigner dans le 1er degré » conférant le grade de licence se traduit par un partenariat renforcé avec le gouvernement. Nous allons également renforcer nos partenariats, déjà naturels, avec le vice-rectorat. Au niveau de la recherche ils sont nombreux, évolutifs et croissants…

Difficiles à résumer.

Faut-il s’attendre à de nouvelles offres de formation dans les années qui viennent ?
Oui, forcément, l’université est flexible en la matière. Nous étudions les conditions d’un développement de nouvelles formations en gestion et en informatique. Sans oublier l’antenne de l’université en province Nord qui ouvrira ses locaux définitifs à la rentrée 2020. Enfin, il ne faut pas oublier notre vocation régionale : Vanuatu, Wallis-et-Futuna.

Dans quel contexte budgétaire évolue l’UNC en ce moment ?
L’université est autonome, comme toutes les universités. Nous recevons une dotation annuelle de l’Etat, avec une latitude importante dans son utilisation. Notre forte croissance ces dernières années se fait dans un cadre maîtrisé et notre situation financière est saine, ainsi que l’avait déjà attesté le haut Conseil d’évaluation de l’enseignement supérieur et de la recherche en 2016.

En perspective du référendum de 2020, le transfert de compétence de l’enseignement supérieur est-il toujours dans les tuyaux ?
Je n’ai pas d’information particulière à ce sujet. J’imagine que la question pourra se poser surtout après les prochaines provinciales.

* Consortium pour la recherche, l’enseignement supérieur et l’innovation en Nouvelle-Calédonie

L’université reprend vie avec l’arrivée des étudiants
Hier, les étudiants ont pu recevoir une série de conseils pratiques dans le cadre de leur journée d’intégration. Un moment essentiel pour bien débuter. Photo J.-F.G.

Réveil en douceur pour l’UNC, hier matin. Le complexe sort lentement de sa torpeur estivale avec l’arrivée des étudiants de première année qui font leur journée d’intégration. «On ne se retrouve pas jeté dans le vide, même si l’on sent bien que cette année va être bien différente de celles du lycée », confie Serviane, tout juste 17 ans, l’intention de faire du droit et plutôt studieuse dans l’amphithéâtre 400. Car si la bibliothèque universitaire est encore vide, qu’une partie du nouveau bâtiment Sigma est encore fermé aux étudiants, l’amphi, lui, est bondé. Les nouveaux bacheliers ont droit aux multiples explications sur la vie du campus et de l’université en général, en guise de premier cours magistral. Ils chercheront leurs marques durant quelques jours. Mais les bases sont jetées. Vies administrative et universitaire, services étudiant, associations, mais également fonctionnement de la fameuse bibliothèque universitaire et l’inévitable plateforme Moodle, servant à récupérer les cours déposés par les professeurs.

Le bâtiment Sigma, une attraction
Le nombre d’informations à enregistrer est important et plutôt grisant pour ces nouveaux venus. Alternant entre l’excitation de se retrouver dans un nouvel univers et la crainte de ne pas être à la hauteur. Mais c’est la curiosité qui l’emporte chez certains, pressés de voir ce qui se cache derrière certaines portes. « Il va y avoir un amphi connecté, mais je ne sais pas vraiment de quoi il s’agit, plaisante Cyril qui se « risque », comme il aime à le dire, dans une licence en sciences. Il y a aussi le fameux studio télé et les nouveaux labos! » Dans l’amphi, au moment de la présentation du site, la connexion sature.

Tous les élèves, smartphone en main, tentent de se connecter en même temps…

On ne se retrouve pas jeté dans le vide, même si cette année va être bien différente de celles au lycée.

Certains étudiants, eux, tentent de découvrir quelques espaces privilégiés que recèle le complexe universitaire. Comme le deck, un espace de détente, permettant de relier la bibliothèque universitaire au fameux bâtiment Sigma. On y entend parler anglais. Il faut dire que l’UNC accueille plus de 200 étudiants étrangers en provenance de vingt-six pays.

Peu avant midi, à quelques centaines de mètres de l’amphithéâtre, le resto U vit ses derniers moments de quiétude avant son premier rush de l’année.

Tout au long de la semaine, les rentrées vont s’enchaîner. Et si certains cours doivent débuter dès ce matin, l’Université devrait atteindre son rythme de croisière avec la présence de la majorité des élèves, la semaine prochaine.

Repères
Trois scooters électriques
L’Université de la Nouvelle-Calédonie accueille chaque année une cinquantaine d’étudiants en situation de handicap. L’Espace Uni Handicap permet l’intégration de ces étudiants dans les meilleures conditions possibles en mettant à leur disposition des aménagements matériels et pédagogiques. En janvier 2019, le GIP handicap et dépendance du gouvernement et l’UNC ont signé une convention afin d’optimiser l’accueil des étudiants. Dans le prolongement de cette convention.

Christopher Gyges viendra remettre des petits véhicules électriques afin de permettre aux étudiants, en difficulté, de se déplacer au sein du campus universitaire et de la Maison de l’étudiant.

Une rentrée en plusieurs temps
Si les étudiants de licence défilent depuis hier et jusqu’à demain sur le campus, d’autres sont également rentrés. À l’École supérieure du professorat et de l’éducation, la reprise a eu lieu le lundi 21 janvier pour les Master métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation.

Les étudiants admis à la préparation au concours de recrutement des professeurs des écoles (CRPE), ainsi que les professeurs des écoles stagiaires ont également fait leur rentrée, hier.

À l’Institut universitaire de technologie, les étudiants en DUT ont suivi. Les étudiants des licences professionnelles rentreront, quant à eux, le 18 février à l’IUT.

48 % d’abandons
Baptisée Trec (trajectoires réussite pour les étudiants en Calédonie) la réforme entend faciliter l’intégration, et ainsi lutter contre les abandons (48%) ou les redoublements (19%) chez les néo-bacheliers.

Sigma
Le pôle de recherche de l’université entre en service cette année. D’un coût de 1,7milliard de francs, il a été financé pour moitié par l’UNC.

« Nous avons déjà à ce jour une hausse de 5 % des primoinscriptions en première année. »
Gaël Lagadec, président de l’UNC.